Avec un potentiel estimé entre 80 et 120 millions d’hectares de terres arables, la RDC possède l’un des plus vastes patrimoines agricoles du continent. Pourtant, moins de 10 % de ces terres seraient actuellement exploitées, un constat que les autorités souhaitent désormais inverser.
Face à cette situation, le gouvernement congolais place la souveraineté alimentaire au rang de priorité nationale. Chaque année, le pays consacre près de 3 milliards de dollars à l’importation de produits alimentaires, une charge jugée excessive au regard des capacités locales.
Les autorités entendent ainsi atteindre l’autosuffisance pour plusieurs cultures stratégiques. Le manioc figure parmi les productions les plus prometteuses, tandis que le maïs, le soja et le riz sont également au cœur des objectifs fixés.
Selon Daniel Mukoko Samba, cette orientation vise non seulement à réduire la dépendance extérieure, mais aussi à transformer la RDC en véritable grenier agricole pour l’Afrique. Le développement du secteur pourrait en outre favoriser la création d’emplois et dynamiser les économies locales.
Pour réussir cette transition, le responsable congolais estime qu’il ne suffit pas d’augmenter la production. Il plaide pour la mise en place d’une chaîne intégrée allant de la culture à la transformation industrielle, en passant par le stockage et la distribution.
La RDC souhaite enfin s’inspirer d’expériences africaines réussies, notamment celle de l’Éthiopie, devenue une référence en matière de production céréalière. L’objectif final est de diversifier l’économie nationale, encore largement dépendante des ressources minières, grâce à la montée en puissance de l’agro-industrie.






