Les 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) ont pris fin le 29 mai 2026 à Brazzaville, en République du Congo. Pendant cinq jours, dirigeants africains, ministres, gouverneurs de banques centrales et représentants du secteur privé ont échangé sur les priorités économiques du continent. Les discussions se sont concentrées sur l’industrialisation, la valorisation locale des ressources naturelles et le renforcement des échanges commerciaux à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, l’alourdissement de la dette et les séquelles économiques de la pandémie de Covid-19, les échanges ont mis en lumière la nécessité de bâtir une nouvelle architecture financière africaine. Celle-ci devra permettre aux pays du continent de mieux financer leurs économies et de renforcer leur résilience face aux chocs extérieurs.
Réunissant chefs d’État, ministres, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs privés, ce sommet a servi de cadre de réflexion sur les grandes priorités économiques de l’Afrique. Les discussions ont notamment porté sur l’industrialisation, la transformation locale des matières premières et le renforcement des échanges commerciaux à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le financement du commerce a occupé une place centrale dans les débats. Les participants ont souligné son rôle déterminant dans l’accélération de la croissance économique, la création d’emplois et l’intégration régionale, tout en appelant à des mécanismes plus efficaces pour soutenir les échanges intra-africains.
Pour le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, les conclusions de ces travaux doivent désormais dépasser le cadre des réflexions. Selon lui, elles doivent se traduire par des décisions stratégiques et des actions concrètes capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations africaines et de faire du financement du développement un véritable moteur de transformation et de prospérité partagée.
Malgré ces ambitions, plusieurs défis persistent. La BAD estime à plus de 330 milliards de dollars le déficit de financement des petites et moyennes entreprises (PME) africaines. L’accès limité aux devises, les coûts élevés de conformité réglementaire et le manque de garanties continuent de freiner l’activité de nombreuses entreprises à travers le continent.
Face à cette situation, la BAD entend renforcer son accompagnement des banques commerciales africaines afin de faciliter les transactions et de sécuriser les opérations de commerce. Son président, Sidi Ould Tah, a insisté sur l’importance de transformer localement les ressources naturelles africaines plutôt que de les exporter à l’état brut. Il a également plaidé pour une mobilisation accrue des capitaux privés et le développement de mécanismes de réduction des risques afin d’encourager les investissements à grande échelle et de mobiliser davantage de ressources au profit du continent.
Malgré les engagements affichés à Brazzaville, le défi du financement demeure l’un des principaux freins au développement économique de l’Afrique. La réduction du déficit de financement des PME, estimé à plus de 330 milliards de dollars, apparaît désormais comme une condition essentielle pour stimuler l’industrialisation, renforcer le commerce intra-africain et créer des emplois durables. Au-delà des déclarations, les conclusions des Assemblées annuelles de la BAD rappellent l’urgence de mettre en œuvre des solutions concrètes capables de transformer le potentiel économique du continent en croissance inclusive et durable.






