Le 1er juillet 2026, l’Assemblée législative de transition a validé un prêt de 30 milliards de FCFA accordé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Cette enveloppe permettra à la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) d’accélérer la modernisation de ces deux sites stratégiques.
Une part importante des fonds sera consacrée à l’acquisition d’équipements lourds. L’objectif est de réduire les coûts d’exploitation, d’améliorer les performances des opérations minières et de renforcer la rentabilité des deux gisements aurifères.
Selon le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, les mines de Boungou et de Wahgnion produisent ensemble plus de sept tonnes d’or par an. Ce financement est présenté comme un levier essentiel pour consolider les capacités opérationnelles de la SOPAMIB et soutenir la montée en puissance de la production nationale.
« Ces deux sites miniers génèrent à eux seuls une production annuelle dépassant les sept tonnes d’or. Par conséquent, ce financement nous apportera les ressources financières indispensables pour consolider l’ensemble de nos capacités opérationnelles », a déclaré Yacouba Zabré Gouba, représentant du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières.
Au-delà de la modernisation des équipements, le projet prévoit la réalisation d’une ligne électrique de 225 kV reliant la mine de Wahgnion au réseau national. Cette infrastructure doit permettre de sécuriser l’alimentation en énergie du site tout en réduisant le coût de l’électricité.
Les autorités burkinabè anticipent également une baisse de leur dépendance à la location d’équipements, une charge qui représente actuellement plusieurs milliards de francs CFA chaque mois. Cette évolution devrait améliorer durablement la compétitivité des deux exploitations minières.
Pour Yacouba Zabré Gouba, ces investissements permettront aussi d’optimiser l’approvisionnement électrique des sites et de limiter progressivement le recours à la sous-traitance. Une orientation qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté du Burkina Faso sur l’exploitation de ses ressources minières.
À travers cet investissement de 30 milliards de FCFA, le Burkina Faso confirme sa volonté de faire du secteur aurifère un levier stratégique de son développement économique. En renforçant les capacités de la SOPAMIB, en modernisant les infrastructures et en réduisant les coûts d’exploitation, les autorités entendent accroître la valeur créée par les ressources minières nationales tout en consolidant la souveraineté de l’État sur un secteur clé de l’économie.






