La Zambie s’apprête à bénéficier d’un nouveau soutien financier du Fonds monétaire international (FMI). Le 9 octobre 2026, les autorités du pays ont conclu un accord de principe portant sur un financement d’environ 1,5 milliard de dollars sur trois ans. Cette enveloppe vise à renforcer les réserves de change, à soutenir le budget de l’État et à consolider la stabilité macroéconomique. Sa mise en œuvre reste soumise à l’approbation du conseil d’administration de l’institution.
Le financement sera accordé dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme destiné aux pays confrontés à des difficultés économiques prolongées. Prévu à des conditions concessionnelles, avec un taux d’intérêt nul, ce programme doit apporter des ressources supplémentaires aux autorités zambiennes pour faire face aux tensions budgétaires et renforcer leur capacité à absorber les chocs économiques extérieurs.
Les décaissements devraient être effectués en sept tranches, espacées de six mois, sur la durée du programme. Le premier versement représenterait environ 15 % de l’enveloppe totale. L’accord prévoit un accès à 1,076 milliard de droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI. L’approbation définitive du financement est attendue autour de décembre 2026.
Ce nouvel accord intervient après l’expiration, en janvier 2026, du précédent programme de 1,7 milliard de dollars conclu avec le FMI. Approuvé en août 2022, celui-ci avait accompagné les efforts de redressement économique de la Zambie après son défaut souverain de 2020, survenu dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Depuis, le pays poursuit la restructuration de sa dette extérieure afin de rétablir progressivement sa crédibilité financière et son accès aux marchés internationaux.
Pour le gouvernement zambien, ce nouveau financement représente une marge de manœuvre supplémentaire face aux incertitudes économiques. Les ressources attendues doivent contribuer au renforcement des réserves de change et au financement des dépenses publiques, alors que les autorités préparent le budget de 2027, marqué par une hausse prévisionnelle de 7 % des dépenses de l’État.
Sur le plan macroéconomique, les perspectives restent favorables, avec une croissance attendue de 5,6 % en 2026, portée notamment par l’agriculture, les activités minières et les exportations. Toutefois, les finances publiques demeurent sous pression en raison de recettes fiscales inférieures aux prévisions et de dépenses plus importantes que prévu pour l’Agence de réserve alimentaire. En parallèle, les négociations se poursuivent pour restructurer certaines dettes, notamment auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et de la Trade and Development Bank.
Au-delà de l’appui budgétaire, le programme vise à préserver la stabilité des prix, à accroître les réserves de change et à maintenir une politique de change suffisamment flexible pour absorber les chocs extérieurs. Pour la Zambie, le défi consiste désormais à concilier l’assainissement des finances publiques avec le financement des priorités de développement. La mise en œuvre des réformes convenues et l’approbation définitive du FMI seront déterminantes pour concrétiser les objectifs de ce programme.






