Plusieurs présidents africains ont été conviés à Pékin, en Chine, pour assister au défilé qui commémore le 80e anniversaire de la fin de la 2e guerre mondiale sur la place Tiananmen, en présence de plusieurs dirigeants étrangers. Il s’agit du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, du président congolais Denis Sassou N’guesso et du président camerounais Paul Biya.
Les présents.
Les présidents Emmerson Mnangagwa et Denis Sassou N’guesso sont ceux qui ont répondu présents à l’invitation du chef d’État chinois. Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa est arrivé à Pékin le lundi 1er septembre dans la capitale chinoise.
Denis Sassou N’guesso, pour sa part, est arrivé le lendemain, mardi 2 septembre. Le président Paul Biya, pour des raisons encore inconnues, n’a pas pu se rendre à Pékin. L’opinion publique soupçonne son état de santé. Une rumeur qui reste à vérifier.
Le défilé.
En tout, environ 20 présidents étrangers étaient présents aux côtés du président Xi Jinping. Pour cette immense parade, le pouvoir chinois a misé sur la solennité et le spectacle. De nombreux chars, avions et missiles ont défilé sur la place Tiananmen.
Le président Xi Jinping, debout dans sa voiture à toit ouvrant, en descendant l’avenue de la Paix éternelle, a passé en revue les troupes en répondant au salut martial. « La renaissance de la nation chinoise est inarrêtable et la noble cause de la paix et du développement de l’humanité triomphera assurément », a-t-il proclamé dans un discours.
L’image la plus forte a été celle en tribune : Xi Jinping entouré de Vladimir Poutine et de Kim Jong-un. Une première apparition publique commune qui incarne, selon plusieurs analystes, un « axe des autocraties » face à l’Occident.
Le président russe a participé lundi, dans le nord de la Chine, au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Cette organisation était considérée à l’origine comme un contrepoids à l’influence des États-Unis en Asie centrale.
La Russie, le Belarus, la Chine, l’Inde, l’Iran, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Pakistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan en sont les membres à part entière.
Un signe important.
Cette invitation illustre l’importance croissante de la relation entre la Chine et l’Afrique sur la scène internationale.










