Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a officiellement autorisé le déploiement de 2 200 militaires des Forces de défense nationale sud-africaines. Cette décision stratégique vise à renforcer les opérations menées par la police dans la lutte contre la criminalité et l’exploitation minière illégale. Le déploiement, qui s’étendra de mars 2026 à mars 2027, a pour objectif principal d’enrayer la recrudescence alarmante de la criminalité dans plusieurs provinces du pays.
Ces troupes auront pour mission principale d’épauler les forces de l’ordre dans la lutte contre le crime organisé, la violence des gangs et l’exploitation minière illégale. Ces phénomènes criminels se sont intensifiés dans plusieurs régions du pays, nécessitant une réponse plus robuste des autorités.
Cette mesure s’inscrit dans un contexte sécuritaire préoccupant. Les dernières statistiques policières révèlent que plus de 6 300 homicides ont été commis en seulement trois mois, à la fin de l’année 2025. Face à ce constat alarmant, le gouvernement estime qu’un appui militaire est indispensable pour stabiliser les zones les plus exposées.
Selon les autorités, l’objectif est de démanteler les réseaux criminels qui sévissent dans ces territoires. L’armée viendra donc en soutien pour renforcer l’action policière et restaurer un climat de sécurité durable dans les zones à haut risque.
Dans une déclaration récente, le président Ramaphosa a souligné la gravité de la situation : « Le crime organisé représente aujourd’hui la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique. » Il a réaffirmé la priorité du gouvernement d’intensifier la lutte contre ces organisations criminelles.
L’exploitation minière illégale constitue l’un des défis majeurs. Des milliers de mineurs sans papiers travaillent dans des puits abandonnés, souvent sous le contrôle de réseaux criminels violents. Le déploiement militaire, prévu de mars 2026 à mars 2027, vise à mettre fin à ces activités et à rétablir l’ordre dans les zones minières concernées.
Le président a également évoqué des situations locales dramatiques : « À Kagiso, à Gauteng, les habitants sont chassés de chez eux par des mineurs clandestins. Des femmes sont assassinées dans leur propre maison. Des criminels paralysent les chantiers de construction. Cela doit changer, et cela changera. » Ce message illustre la détermination du gouvernement à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.






