Deux dirigeants africains figurent dans le Conseil de paix du président américain Donald Trump. Il s’agit du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et du roi Mohammed VI du Maroc. Une organisation dont le but principal est de garantir et préserver la paix dans des zones comme Gaza et de superviser la reconstruction de l’enclave palestinienne.
Le président américain Donald Trump a invité un groupe restreint de dirigeants mondiaux à rejoindre son « Conseil de la paix pour Gaza », un plan en 20 points visant à instaurer une paix durable et à superviser la reconstruction de l’enclave palestinienne.
Le Conseil de paix.
Présentée comme une plateforme de coopération internationale, cette initiative ambitionne de soutenir les efforts de paix, notamment au Moyen-Orient, tout en proposant une nouvelle approche de résolution des conflits à l’échelle mondiale. Le Conseil de paix se veut un cadre de dialogue et de coordination entre États volontaires pour faire face aux crises d’ampleur internationale.
Le Conseil de paix vise à renforcer la coopération diplomatique, à favoriser la prévention des conflits et à appuyer les processus de stabilisation dans les zones de tension. L’instance entend jouer un rôle actif dans la gestion des crises mondiales, en misant sur une coordination accrue entre ses membres et une implication directe dans les initiatives de paix.
L’Afrique dans le conseil de paix de Trump.
De tous les États africains, seuls l’Égypte et le Maroc figurent dans le panel du président américain. Une situation qui souligne l’implication sélective mais stratégique du continent. Car l’Égypte et le Maroc ont des intérêts de longue date à Gaza, même si leurs rôles diffèrent.
L’Égypte.
L’Égypte, sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, a joué et continue de jouer un rôle de médiateur essentiel en accueillant les pourparlers de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, en contrôlant le point de passage de Rafah et en acheminant l’aide humanitaire. La stabilité à Gaza est conditionnée par les préoccupations stratégiques et sécuritaires de l’Égypte, notamment la nécessité d’empêcher toute extension des activités des groupes armés à la péninsule du Sinaï.
Par exemple, l’année dernière, l’Égypte avait accueilli des délégations israéliennes et du Hamas pour des discussions sur la mise en œuvre d’une proposition soutenue par les États-Unis et présentée par le président Donald Trump.
« Ces discussions s’inscrivaient dans le cadre des efforts égyptiens en cours, en coordination avec les médiateurs, pour mettre fin à la guerre israélienne à Gaza », a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Maroc.
Le Maroc, sous la direction du roi Mohammed VI, joue un rôle plus diplomatique, s’appuyant sur ses liens avec les États-Unis et les pays du Golfe. Rabat défend les droits des Palestiniens, soutient des projets de développement et accueille des dialogues de paix, utilisant son engagement sur la question de Gaza pour renforcer son influence régionale et internationale.
Les rôles sont donc ainsi bien répartis : l’Égypte garantit la présence d’un médiateur expérimenté disposant d’une influence sur le terrain ; le Maroc signale son intention d’impliquer des États capables de mobiliser les réseaux internationaux et leur influence douce pour soutenir la reconstruction et la stabilité.
La représentation africaine limitée témoigne de l’approche ciblée de Washington pour impliquer le continent dans les affaires du Moyen-Orient. Le lancement de ce Conseil marque une nouvelle orientation de la diplomatie américaine, cherchant à fédérer un cercle restreint d’États autour d’une vision alternative de la gestion des conflits internationaux.










