L‘Afrique renforce sa présence au Conseil de sécurité de l’ONU depuis le 2 janvier 2026, le Libéria et la République démocratique du Congo y siègent comme membres non permanents. Kinshasa et Monrovia entendent désormais porter les priorités du continent, en particulier sur les dossiers de la paix, de la stabilité et de la consolidation institutionnelle, en promouvant une approche panafricaine des défis sécuritaires globaux.
Leur accession, formalisée par une cérémonie solennelle au siège de l’ONU à New York, renforce concrètement la représentation du continent africain au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Leur mandat s’étendra sur la période 2026-2027.
Pour le Libéria, il s’agit d’un retour, puisqu’il siège pour la deuxième fois au Conseil. Fort de son expérience en sortie de conflit et en reconstruction, Monrovia entend prioriser la médiation, la consolidation de la paix et le renforcement des institutions sur le continent.
La RDC, quant à elle, entame son troisième mandat non permanent. Kinshasa ambitionne de mettre l’accent sur les dossiers cruciaux pour l’Afrique centrale, tels que la résolution des conflits armés, l’efficacité des opérations de maintien de la paix et les efforts de stabilisation régionale.
Comme l’analyse Kerwin Mayizo, expert politique, la présence de ces pays, aux côtés de la Somalie, constitue un atout. Bien que dépourvus du droit de veto, leur droit de vote leur confère une réelle influence pour inscrire et maintenir des questions stratégiques à l’ordre du jour international, faisant de la discussion un premier pas diplomatique essentiel.
Ensemble, le Libéria et la RDC portent l’ambition de promouvoir une vision panafricaine des enjeux de sécurité. Ils entendent peser dans les débats sur la prévention des crises, le respect de la souveraineté des États, et défendre les intérêts du continent dans les décisions concernant les sanctions ou le déploiement des missions onusiennes.
Cette présence conjointe offre ainsi à l’Afrique une tribune renforcée pour faire entendre sa voix sur les grands dossiers mondiaux, aux côtés des autres membres non permanents et des cinq puissances détentrices du veto, dans l’objectif commun de servir la paix et la stabilité.










