Les pays avec le meilleur climat des affaires à l’échelle africaine.
Vingt-neuf pays ont été couverts par ce classement, dont 14 nouveaux entrants (15 en 2024). Le Rwanda est le pays ayant les meilleures prédispositions. Selon le B-Ready, le pays dispose du meilleur climat des affaires en Afrique, avec un score global de 67,94 points.
L’État aux mille collines affiche de bonnes performances dans des critères primordiaux appelés les piliers, dont : le « cadre réglementaire » (72,54 points), « l’efficacité opérationnelle » (71,47 points), et « la qualité des services publics » (59,81 points).
Après le Rwanda vient le Maroc (deuxième), avec un score établi à 63,44 points. La République de Maurice (63,20 points) recule d’un rang pour se maintenir troisième, suivie du Togo, quatrième avec 61,52 points.
Le Bénin et le Sénégal s’insèrent dans le Top 10.
Le Bénin, le Sénégal, la Tunisie, la Namibie ou encore la RD Congo figurent parmi les nouveaux pays couverts par le B-Ready. Certains de ces derniers se sont hissés dans le Top 10.
Il s’agit notamment du Bénin, 5e, avec un score global de 60,21 points, et du Sénégal, 9e, avec un score de 56,05 points. La Côte d’Ivoire, déjà présente lors de la première édition, se maintient à la 10e place africaine avec un score global de 54,43 points.
Le B-Ready.
Le B-Ready fournit un ensemble de données détaillées et un cadre de référence permettant de déterminer les facteurs qui favorisent le développement du secteur privé, mais en allant au-delà des résultats au niveau de l’entreprise pour prendre en compte le bien-être des travailleurs, des consommateurs et la qualité de l’environnement. Il intègre à la fois des mesures de jure (lois et réglementations) et de facto (pratiques réelles), fournissant des données qui sont à la fois comparables d’un pays à l’autre et pertinentes dans un contexte national.
Le classement se structure autour de 10 domaines qui couvrent le cycle de vie d’une entreprise depuis son lancement, son exploitation (ou son expansion) jusqu’à sa fermeture (ou sa réorganisation) : création d’entreprise, implantation, services d’utilité publique, emploi, services financiers, commerce international, fiscalité, règlement des litiges, marché et concurrence, et insolvabilité. Chacun de ces domaines est évalué au regard de trois piliers qui reflètent les principaux moyens mis en œuvre par les pays pour soutenir leur secteur privé.
Le premier pilier évalue le « cadre réglementaire », en passant au crible les règles et réglementations que les entreprises doivent suivre lors de leur création, de leur exploitation et de leur cessation. Le deuxième pilier mesure la « qualité des services publics » mis en place par le gouvernement pour faciliter le respect des réglementations, ainsi que les institutions et infrastructures qui soutiennent l’activité des entreprises, telles que les plateformes numériques, l’administration fiscale ou les infrastructures liées au commerce.
Le troisième pilier porte sur « l’efficacité opérationnelle », en évaluant l’expérience concrète des entreprises face aux procédures, aux délais et aux coûts de conformité. Des notes allant de 0 (la plus mauvaise) à 100 (la meilleure) sont attribuées à chaque pays étudié pour les trois piliers et les dix domaines. Les scores des trois piliers sont agrégés pour obtenir le classement global.
Il s’agit de la deuxième édition de ce classement, qui succède au Doing Business, suspendu en 2021 suite au signalement d’irrégularités dans les données des éditions 2018 et 2020.Cette nouvelle initiative de collecte et d’analyse de données évalue le climat mondial des affaires et de l’investissement en se basant essentiellement sur une enquête menée auprès de 58 000 entreprises et 5 000 experts dans 101 économies.
Le rapport souligne que les pays confrontés au besoin le plus pressant de créer des emplois pour réduire le taux de chômage des jeunes sont aussi les moins performants en matière de climat des affaires.
De façon générale, le classement B-Ready 2025 révèle que les économies qui ont le plus besoin de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité sont celles qui affichent le climat des affaires le plus médiocre. Les pays qui ont une main-d’œuvre jeune et affichent de faibles taux de croissance sont généralement ceux qui accusent le plus de retard.
L’Afrique subsaharienne abrite la plupart des économies disposant d’une main-d’œuvre jeune, ce qui rend la région particulièrement exposée aux risques liés à un climat des affaires difficile.










