Face à la croissance urbaine, les autorités burkinabè renforcent le transport collectif. Au-delà de faciliter la mobilité, la mesure traduit une volonté de structurer le marché, de soutenir l’emploi formel et de repositionner l’opérateur public dans un écosystème dominé par des acteurs privés.
La SOTRACO, Société de transport en commun de Ouagadougou, a réceptionné, le mardi 27 janvier 2026, un lot de 375 bus pour renforcer son parc de transport en commun. Un investissement qui s’inscrit dans le cadre du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO) et de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ).
Cette acquisition, d’après le gouvernement, est destinée à faciliter la mobilité des Burkinabè sur l’ensemble du territoire national. Ces nouveaux bus modernes complètent un premier lot de 155 unités réceptionnées en août 2025, ce qui porte à 530 le nombre total de bus acquis dans le cadre des deux programmes.
Notons que cette acquisition répond à une stratégie globale visant à renforcer l’offre. Une vision en droite ligne avec les objectifs des dirigeants burkinabè, adoptés le 27 novembre 2025 via deux décrets concernant la prise de contrôle totale de la SOTRACO par l’État.
Ainsi, les 36 075 actions, représentant 8,39 % du capital détenu par des actionnaires privés, ont été reprises par l’État, faisant de la SOTRACO une entreprise étatique 100 % publique. Une transformation qui permettrait d’intensifier la concurrence avec les acteurs privés, notamment les compagnies de bus, taxis-compteurs, « taxis verts » ou minibus informels.
Le succès des réformes entreprises dépendra, entre autres, de l’engagement de l’État sur la durée, notamment dans la maintenance des parcs, la gouvernance rigoureuse ainsi que le financement durable.










