La BAD a annoncé la prise de fonction du Dr Léandre Bassolé le 3 septembre 2025 à la suite d’une nomination datant du mois de mai. Dans ses nouvelles fonctions, le Burkinabè sera en charge du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la RDC et du Tchad.
Dans le mécanisme de prise de fonction, le Dr Léandre Bassolé a présenté ses lettres d’introduction à Oumarou Chinmoun, secrétaire général du ministère camerounais des Relations extérieures, représentant du ministre Lejeune Mbella Mbella. Puis, des échanges entre les deux personnalités ont mis en lumière le rôle stratégique de la Banque dans le développement du Cameroun et de la sous-région.
« Nous comprenons que vous êtes ici en tant que fils, en tant que frère et en tant qu’ami. Je dois vous dire la satisfaction de notre gouvernement par rapport au choix de notre pays pour abriter le siège de la direction générale de la Banque dans la sous-région. Au niveau sous-régional, nous saluons votre accompagnement dans la mise en œuvre des programmes économiques et financiers. Face aux défis posés par la crise de l’architecture financière mondiale, le soutien de la Banque africaine de développement représente une valeur ajoutée qui contribue à renforcer la résilience de nos pays face aux différents chocs », a déclaré Oumarou Chinmoun, secrétaire général du ministère camerounais des Relations extérieures.
Puis a suivi l’audience avec le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey. « La stratégie de la Banque africaine de développement vise à déployer toutes nos opérations régionales depuis le Cameroun et à faire de Yaoundé un pôle d’excellence », a déclaré M. Bassolé au sortir d’une audience avec le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey.
Le portefeuille du groupe de la BAD au Cameroun comptait, au 30 juin 2025, pas moins de 24 projets pour un financement à hauteur de 2,2 milliards de dollars (soit 1 237,6 milliards de FCFA). « Près de 50 % de ces projets portent sur les transports, suivis de l’énergie et de l’agriculture », souligne Léandre Bassolé.
« Je me félicite de la qualité des relations de coopération avec le groupe de la Banque. Nous avons 24 projets actifs dans les secteurs prioritaires de notre développement, avec une dynamique orientée vers la réalisation de projets intégrés pour un impact réel sur l’économie et la qualité de vie des populations », a affirmé le ministre Alamine Ousmane Mey.
« Nous allons travailler main dans la main pour construire des projets et programmes qui répondent aux aspirations des autorités camerounaises et contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations », a confié Léandre Bassolé.
Du point de vue régional, l’Afrique centrale compte 130 opérations, dont une quarantaine régionales et multinationales, pour une somme totale de plus de 5 milliards de dollars (2 812,8 milliards de FCFA).
Léandre Bassolé.
Léandre Bassolé est docteur en économie du développement. Il est un ancien ambassadeur du Burkina Faso et directeur des Affaires politiques au Bureau des Nations Unies.
Il dispose d’une solide expérience des missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l’Union africaine et de la géopolitique africaine. Il a également une solide expérience dans la résolution des conflits et du milieu multiculturel.
L’économiste a à son actif de nombreux diplômes dont un d’administrateur public obtenu à l’Institut international d’administration publique de Paris (IIAP) (Option Relations internationales), une licence en Lettres modernes de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso) et une maîtrise en Lettres modernes de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 (France).
Avant sa nomination, il était directeur général adjoint du Bureau du groupe de la BAD pour l’Afrique de l’Est, après avoir occupé les fonctions de chef de bureau pays pour l’Éthiopie, l’Érythrée, Djibouti et les Comores. Il remplace à ce poste le Canadien d’origine ivoirienne Serge Nguessan.
La stratégie de la Banque africaine de développement vise à déployer toutes ses activités en Afrique centrale depuis le Cameroun et à faire de Yaoundé un pôle d’excellence.










