Le président Paul Biya appelle à « l’union sacrée », alors que son opposant Mamadou Mota, président par intérim du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), voit dans ces propos une forme d’arrogance et de mépris.
« Quand il salue le professionnalisme de l’armée camerounaise, c’est assez honteux : il y a eu des morts ! Monsieur Biya ne devrait pas prêter serment, il devrait avoir honte et démissionner, car il n’a pas gagné ces élections », déclare ce dernier.
« Le peuple a été dépouillé de son choix par un système verrouillé, contrôlé et sans recours véritable. »
En ce qui concerne l’affirmation du président selon laquelle « le peuple [lui] a, une fois de plus, renouvelé sa confiance », l’Union démocratique du Cameroun (UDC) de la candidate Patricia Hermine Tomaïno Ndam Njoya considère, de son côté, qu’il s’agit d’un propos contraire à la réalité. « Le peuple a été dépouillé de son choix par un système verrouillé, contrôlé et sans recours véritable », commente ainsi l’UDC.
Du côté du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Richard Tamfu, le directeur de campagne de Cabral Libii — officiellement déclaré troisième de la présidentielle — estime, lui, qu’il faut désormais aller de l’avant, autrement dit vers la nomination d’un nouveau gouvernement.
« On ne va pas rester crispés sur l’élection présidentielle qui est passée. Nous sommes maintenant prêts à travailler avec le pouvoir en place et disposés à participer au gouvernement si nous sommes sollicités. Il faut se retrousser les manches pour pouvoir attaquer les élections municipales et législatives qui vont se présenter », affirme celui-ci.
Quant au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti présidentiel, il dit vouloir se concentrer sur les enseignements du scrutin du 12 octobre et sur la préparation des prochaines échéances électorales : les élections régionales qui auront lieu à la fin du mois et les élections locales qui se dérouleront l’an prochain.










