L’Éthiopie et la France ont officialisé le 11 février 2026, un accord bilatéral majeur portant sur la restructuration de la dette éthiopienne. Cette signature s’inscrit dans la continuité d’un mémorandum d’entente conclu en juillet 2025 entre Addis-Abeba et les membres du Club de Paris, dans le cadre des mécanismes du G20. L’objectif affiché était alors d’alléger la charge financière du pays à hauteur de plus de 3,5 milliards de dollars.
Pour Ahmed Shide, ministre éthiopien des Finances, cet accord revêt une importance particulière : «Il marque le tout premier accord officiel signé avec la France, fruit de notre coopération.» Il a souligné le rôle majeur joué par Paris, tant sur le plan bilatéral que dans les domaines culturels, ajoutant que «votre contribution au soutien de ces discussions et négociations a été essentielle pour parvenir à cette conclusion complète».
Au-delà de la restructuration de la dette, les deux nations ont également scellé un nouvel accord de financement d’un montant de 81,5 millions d’euros. Cette enveloppe est destinée à appuyer les réformes économiques engagées par le gouvernement éthiopien. Elle se compose de 80 millions d’euros de soutien budgétaire direct au programme de réformes nationales, ainsi que d’une subvention de 1,5 million d’euros pour de l’assistance technique.
Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de l’Europe et des Affaires étrangères, a rappelé l’antériorité de cet appui français. «La France a contribué au lancement du premier programme en apportant un financement d’un million d’euros, dans le but de favoriser le développement à long terme et la création d’emplois», a-t-elle déclaré, saluant une coopération entamée en décembre 2024.
Pour Addis-Abeba, cet accord avec Paris représente bien plus qu’une simple échéance financière. Il constitue une étape clé dans sa stratégie globale de réformes économiques et de consolidation de ses relations avec les institutions financières internationales. Il témoigne de la crédibilité retrouvée du pays sur la scène diplomatique et économique.
Ce double accord franco-éthiopien illustre la confiance mutuelle et la solidité des liens bilatéraux. Il offre à Addis-Abeba une bouffée d’oxygène budgétaire tout en sécurisant un appui technique et financier pour ses réformes, renforçant ainsi sa crédibilité sur la scène internationale et ses perspectives de croissance à long terme.










