Le ministère de l’Économie et des Finances a précisé, le 24 décembre, que ces recettes avaient atteint plus de 301,9 milliards de dirhams à fin novembre. Ce montant représente une croissance de 14,5 % par rapport à la même période de l’année précédente et correspond à un taux de réalisation de 94,3 % par rapport aux prévisions de la loi de finances.
Cette performance est largement attribuable à la vigueur de l’impôt sur les sociétés, dont le taux de réalisation s’établit à 103,5 %. Cette hausse s’explique par l’augmentation des régularisations fiscales et l’amélioration du recouvrement des acomptes provisionnels. L’impôt sur le revenu contribue également à cette dynamique, grâce à la régularisation volontaire et à un contrôle fiscal renforcé.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée(TVA) enregistre elle aussi une progression, portée par les recettes à l’importation et sur le marché intérieur, malgré une hausse des remboursements accordés. Parallèlement, les taxes intérieures de consommation continuent d’augmenter, en particulier sur les produits énergétiques et le tabac.
En revanche, les droits de douane affichent un recul, conséquence de la suppression de certains prélèvements à l’importation, comme la taxe sur les bovins. Cette baisse a été partiellement compensée par l’accroissement de la taxation sur les produits énergétiques polluants via la taxe de consommation intérieure.
Selon l’analyste politique Kerwin Mayizo, cette progression découle directement des réformes fiscales mises en place, qui ont renforcé l’efficacité des services de recouvrement. Il insiste sur le caractère structurel et durable de cette tendance, ce qui positionne le Maroc parmi les économies les plus dynamiques du Maghreb, et ce malgré un contexte international défavorable.
Les résultats témoignent de la solidité des finances publiques marocaines, fruit des réformes engagées et d’une maîtrise budgétaire qui accompagne le développement industriel du pays.










