Une initiative majeure a été officiellement lancée le 8 février 2026, à Otjiwarongo par Inge Zaamwani, ministre namibienne de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Eau et de la Réforme agraire. Cette annonce marque le déploiement d’une subvention de 46 millions de dollars namibiens, soit environ 2,87 millions de dollars américains, destinée à soutenir l’agriculture climato-intelligente à travers le pays.
Cette enveloppe financière et technique vise prioritairement les régions d’Otjozondjupa, d’Erongo, de Hardap, de Kunene et d’Omaheke. Elle permettra au ministère de renforcer ses interventions face aux défis agricoles posés par le changement climatique, en facilitant l’accès des producteurs à des pratiques plus adaptées et durables.
Lors de son discours, la ministre a souligné l’importance d’anticiper les crises plutôt que d’y réagir. « Il ne suffit pas de réagir aux crises ; nous devons les prévoir, nous y préparer et bâtir des systèmes capables de résister aux chocs et aux catastrophes futurs », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’un cadre programmatique structurant pour autonomiser les agriculteurs namibiens.
L’agriculture constitue un secteur stratégique en Namibie, contribuant entre 5 % et 7 % du PIB et faisant vivre près de 70 % de la population, majoritairement rurale. Dans ce contexte, ces fonds visent à la fois à améliorer la sécurité alimentaire et à encourager l’adoption de méthodes agricoles économes en eau, afin de mieux résister aux sécheresses et aux inondations récurrentes.
L’ambassadeur du Japon en Namibie, Shinichi Asazuma, a également pris la parole pour saluer cette initiative. Il a précisé que le projet soutiendrait directement jusqu’à 6 000 ménages, en particulier ceux dirigés par des femmes et des jeunes, et contribuerait à améliorer les conditions de vie de plus de 24 000 personnes en milieu rural.
Il a par ailleurs souligné la continuité des partenariats trilatéraux déjà engagés avec la FAO et le ministère namibien de l’Agriculture. Ces collaborations, financées par le Japon dans d’autres régions du pays, ont démontré leur efficacité et justifient l’extension de ces interventions aux zones désormais ciblées.
Au-delà de l’aide financière, les autorités namibiennes souhaitent doter les agriculteurs d’outils pratiques et accessibles techniques économes, semences résistantes à la sécheresse, systèmes efficaces de gestion de l’eau et pratiques d’adaptation.










