La Namibie et la République du Congo ont tenu la 5ᵉ session de leur Commission mixte permanente de coopération les 19 et 20 février 2026. Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les relations économiques, de stimuler les investissements réciproques et de favoriser le partage de compétences entre les deux pays.
Au cours de cette session, les autorités des deux nations ont réaffirmé leur volonté de dynamiser les échanges bilatéraux dans plusieurs secteurs clés, dans un contexte continental d’intégration accrue et de promotion des partenariats Sud-Sud en Afrique.
Un point majeur abordé lors de cette rencontre est le niveau actuel du commerce entre les deux pays. Selon les données officielles citées par la presse, les exportations namibiennes à destination de la République du Congo s’élèvent à 8,67 millions USD, ce qui révèle la faiblesse des échanges commerciaux entre ces partenaires africains malgré leurs liens historiques et diplomatiques.
Cette somme reflète une tendance à la baisse au cours des dernières années. En effet, les exportations namibiennes vers le Congo ont diminué à un rythme moyen annuel de 35,7 % au cours des cinq dernières années, passant de 78,6 millions USD en 2019 à 8,67 millions USD en 2024.
Plusieurs secteurs d’activité ont été identifiés comme prioritaires pour relancer ces échanges. Au-delà des produits commerciaux classiques, les discussions ont porté sur des axes comme le minier, l’éducation, le tourisme, le commerce et l’investissement. Les responsables ont souligné l’importance d’un transfert d’expertise et de facilitation des investissements croisés pour stimuler des volumes d’échanges plus significatifs.
D’autre part, il faut noter que les échanges intra-africains restent généralement sous-exploités malgré des initiatives ambitieuses comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette zone vise à créer un marché unique pour les biens et services à l’échelle du continent, facilitant la circulation des produits et réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires. La relance du commerce entre la Namibie et le Congo s’inscrit donc aussi dans une dynamique plus large d’intégration économique africaine.










