La Banque Africaine de Développement (BAD) continue de mettre son programme de développement en marche. L’institution bancaire a signé avec le Niger, ce mercredi 1er Octobre 2025, un accord de financement à hauteur de 144,7 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’électricité et renforcer la compétitivité du secteur privé.
Il s’agit d’un financement provenant du Fonds africain de développement (FAD), guichet concessionnel du Groupe. La cagnotte permettra la mise en œuvre de la première phase du Programme d’appui à la gouvernance du secteur de l’énergie et à la compétitivité.
Le programme ambitionne également de renforcer la gouvernance économique, développer des énergies renouvelables, améliorer l’environnement juridique du secteur énergétique nigérien et répondre au déficit énergétique critique dans le pays.
D’après les chiffres prévisionnels, l’accès à l’électricité au niveau national grimpera de 7,5 %, passant de 22,5 % à 30 % d’ici l’année 2026. Le secteur manufacturé, lui, verra sa contribution au PIB passer de 2,5 % à 3,8 %. Le développement des capacités d’énergie renouvelable représente un volet important avec un objectif de 240 MW d’énergie solaire à l’horizon 2030 (50 MW avant décembre 2026).
Prenant la parole à cette occasion, le Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, a tenu à féliciter l’initiative et à saluer le dialogue très constructif durant la préparation du projet. « À travers la signature de cet accord, je réaffirme l’engagement de notre gouvernement et sa détermination à atteindre les objectifs de ce programme, traduisant notre volonté de poursuivre les réformes nécessaires au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il déclaré.
Sidi Ould Tah, pour sa part, a rassuré quant à l’engagement de la BAD. « La BAD restera un soutien fort à tous nos États membres régionaux dans leur recherche d’un développement harmonieux et d’une prospérité partagée », a-t-il déclaré à son tour.
Notons en outre que le programme soutenu par cet accord de financement vise aussi à renforcer les systèmes de gestion des finances publiques, à travers la mobilisation des recettes fiscales et le contrôle des dépenses, la facilitation de l’apurement des arriérés intérieurs, la promotion du dialogue public-privé et le soutien à l’adoption d’une politique industrielle et commerciale favorisant le secteur privé du pays.










