Le 24 juin 2025, son parti, le Mouvement de Résistance Nationale (NRM), a entériné sa candidature, confirmant ainsi la volonté de l’octogénaire de conserver les rênes du pays tout en maintenant sa fonction de président du parti. Dans une région en proie à d’importants enjeux sécuritaires et stratégiques, cette décision consolide sa position de figure incontournable de la scène politique ougandaise et d’Afrique de l’Est.
Le Mouvement de Résistance Nationale (NRM) a donc officialisé, le 24 juin 2025, la candidature de Yoweri Museveni à la présidentielle de 2026. À 80 ans, le dirigeant, au pouvoir depuis sa prise de fonction par voie militaire en 1986, ambitionne un nouveau mandat, prolongeant ainsi le plus long règne de la région.
Tanga Odoi, président de la commission électorale interne du NRM, a précisé : « Comme les autres candidats, le président et président national du NRM manifestera son intérêt et retirera lui-même les formulaires de candidature. Il sollicitera les documents pour deux fonctions : la présidence du parti et, le cas échéant, pour représenter le parti à la présidentielle. »
Le président Museveni a récemment déclaré : « Certains éléments, y compris issus de l’opposition, coopèrent avec des étrangers pour semer le trouble en Ouganda, susciter des désordres, des manifestations non autorisées et d’autres initiatives illégales et irréfléchies. »
Une réforme judiciaire récente alimente les critiques. En juin 2025, le président a promulgué une loi permettant aux juridictions militaires de juger des civils, une mesure vivement dénoncée par l’opposition, qui y voit un outil supplémentaire de répression à l’approche du scrutin.
Par ailleurs, Tanga Odoi a indiqué que Yoweri Museveni officialisera son dépôt de candidature pour l’investiture du NRM lors d’une cérémonie prévue le 28 juin 2026. À sept mois du vote, l’Ouganda entre dans une phase décisive, suivie de près par ses voisins et les partenaires africains.










