La RCA mise sur l’agriculture pour booster son économie. Selon des données récentes, le secteur agricole contribue à hauteur de 53 % au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. Cette performance montre l’importance de l’agriculture dans l’économie centrafricaine et son potentiel pour réduire la pauvreté.
En Centrafrique, l’agriculture est un moteur de l’économie. Elle contribue à plus de la moitié du PIB (53 %) et occupe près de 70 % de la population. Cependant, le secteur fait face à de nombreux défis comme le manque de mécanisation et la dépendance aux importations alimentaires. Pour inverser la tendance, des efforts publics et privés se multiplient.
Malgré ses vastes terres cultivables (environ 15 millions d’hectares), le pays importe encore une partie de sa nourriture. Les cultures locales comme le manioc, la banane, le maïs, le café et le coton peinent à répondre à la demande. Les exportations agricoles, essentiellement portées par le coton, ne représentent que 20 à 25 % des revenus à l’export, avec une production en baisse (8 000 tonnes prévues en 2025).
Guismala Hamza, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a déclaré que le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, était conscient de cette situation et avait entrepris un certain nombre d’actions. Parmi celles-ci, il a mentionné l’élaboration d’une loi de code foncier et rural qui se trouvait à ce moment-là sur la table de l’Assemblée nationale.
Il a également évoqué un code d’investissement incitatif permettant au secteur privé agricole de se déployer sur le terrain, ainsi que la création de l’Office National de Matériel Agricole (ONMA) pour booster la mécanisation agricole.
Du côté des entreprises, des initiatives émergent pour dynamiser la filière. La Société d’Agro-industrie de Centrafrique (SAGINCO), basée à Bangui, mise sur la transformation des produits locaux et des partenariats avec les agriculteurs afin de créer des chaînes de valeur plus solides.
Malgré les obstacles, l’agriculture reste un pilier de l’économie centrafricaine. Reste à lever les freins structurels pour en faire un véritable moteur de développement.










