La cérémonie a rassemblé des responsables ministériels et des acteurs locaux. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a procédé le 1er janvier 2026 à la pose de la première pierre du lycée moderne à Passy, avec un coût de construction estimé à 3,54 milliards de francs CFA (environ 6,3 millions de dollars).
Le projet de construction de ce lycée moderne illustre la volonté de l’État sénégalais en ce qui concerne la facilitation de l’accès à une éducation de qualité. Car face à la pression croissante sur le système éducatif et au déficit d’infrastructures scolaires dans tout le pays, l’État sénégalais envisage de former et de préparer les jeunes aux métiers de demain en renforçant l’offre de formation secondaire.
D’après le ministère de l’Éducation nationale, le lycée moderne de Passy va s’étendre sur 5 hectares et aura une capacité d’accueil de 1 500 élèves. L’établissement comptera 24 salles de classe. En plus de cela, l’établissement comprendra un bâtiment administratif, un centre de documentation et d’information (CDI), une salle informatique, des laboratoires, un amphithéâtre, un foyer-gymnase, une infirmerie, des terrains de sport et des blocs d’hygiène.
La construction de ce lycée entre pleinement dans le cadre du Référentiel Sénégal 2050 et de la Stratégie nationale de transformation systémique de l’éducation, alignant ainsi l’enseignement sur les besoins du marché du travail. Une coopération est d’ailleurs prévue entre le ministère de l’Éducation nationale et le ministère des Infrastructures pour assurer la qualité des constructions et le respect des délais.
Soulignons que cette initiative intervient à un moment où le pays doit faire face à un déficit d’environ 46 632 salles de classe, selon le bilan 2025 de la Direction des constructions scolaires (DCS). À ce défi s’ajoute le taux élevé d’enfants hors du système scolaire.
Notons que, d’après le Rapport d’État du système éducatif national (RESEN) publié en juin 2025, environ 38 % des enfants sénégalais âgés de 6 à 16 ans ne sont pas scolarisés. Une donnée que le gouvernement Diomaye tient à changer.










