Il est important de rappeler ici que : cette année 2022, plus de 70% de Sud-Soudanais nécessiteront de dons alimentaires afin de survivre. C’est la conséquence des années de guerre civile qui ont gâché le grand potentiel agricole du pays, doté de terres fertiles et de pluies abondantes.
L’une des mesures primordiales de ce nouveau rapport est : « Reconstruire la confiance entre les communautés, érodée par des années de conflits et d’échecs gouvernementaux ». Par ailleurs, le développement de la production agricole passera bien évidemment par la création de coopératives de fermiers ou encore, par des systèmes de financement innovants.
D’après le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Onyoti Adigo Nyikec, il faut d’abord et avant tout bâtir des infrastructures : « Notre principal problème ici au Soudan du Sud, ce sont les infrastructures. Car l’agriculture est transversale : elle a besoin de routes, de communication, de transport, de marchés, de commerce, pour que vous puissiez produire et ensuite amener vos produits sur le marché. Il faut développer l’agriculture pour que nous devenions autosuffisant. Et nous pouvons le faire ! »
Un investissement dans l’agriculture afin d’accroître la paix.
Pour Meshak Malo, le directeur de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Soudan du Sud, investir dans l’agriculture permettra de consolider la paix, encore très fragile : « Si un jeune homme a 20 poulets, 2 cochons, il n’ira probablement pas à la guerre, parce qu’il a quelque chose à perdre. Mais si c’est une situation où les jeunes n’ont rien à perdre, ils vont prendre les armes. »
Deux projets soutenus par la Banque Mondiale en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture ont été inaugurés à leur tour ce mercredi 23 mars. C’est ainsi qu’un financement total qui excède les 100 millions de dollars, a pour objectif de soutenir “la résilience agricole” et aussi fournir une aide aux fermiers victimes des invasions de criquets.
C’est une coopération parmi tant d’autres qui vient soulager le pays de Salva Kiir, en améliorant le secteur de l’agriculture dans le pays. Un domaine des plus rentables pour une nation voulant se développer.