La ville de Babnusa, au Kordofan de l’Ouest, assiégée par les hommes du général Hemedti, a essuyé des bombardements intenses à l’artillerie lourde.
Plusieurs experts ont émis des doutes sur les intentions des Forces de soutien rapide (FSR) de faire la paix. Les données remontant du terrain indiquent que les paramilitaires se préparent à prendre El-Obeid, capitale de l’État du Nord-Kordofan.
Les paramilitaires n’ont aucune volonté de mettre en œuvre cette trêve « et cherchent plutôt à détourner l’attention des atrocités qu’ils perpétuent à El-Fasher », affirme le chercheur Cameron Hudson, analyste au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington. Il reste sceptique sur l’éventualité d’une trêve.
L’armée soudanaise n’a pas répondu directement à l’appel du Quartet pour le Soudan, composé des États-Unis, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et des Émirats arabes unis.
La présence de ce dernier pays dans ce format n’est pas acceptée par l’armée, qui considère qu’on ne peut pas être juge et partie à la fois. Des preuves tangibles, relayées par l’ONU, existent sur l’implication d’Abou Dhabi dans la guerre au Soudan aux côtés des FSR. Khartoum a refusé de participer aux dernières réunions de ce Quartet.
L’armée a réitéré, jeudi 6 novembre, sa position, annonçant que ses forces allaient continuer « à défaire l’ennemi ». Elle veut récupérer le Kordofan et le Darfour avant toute discussion de paix. Quant aux civils soudanais, beaucoup doutent du sérieux de l’implication des FSR dans la paix, surtout après avoir violé auparavant plusieurs cessez-le-feu.










