Organisée par l’Action des ouvrières de Christ (AOC), cette rencontre avec des magistrates constitue la première célébration officielle de la Journée internationale de la femme au sein des églises évangéliques des Assemblées de Dieu de Côte d’Ivoire.
La magistrate hors hiérarchie Mariame Djellé et la magistrate Geneviève Yoro y ont dispensé un enseignement juridique jugé essentiel, associant rigueur de la loi et valeurs de foi, au cours d’une conférence tenue dans l’enceinte du temple.
Si le mariage chrétien est présenté comme indissoluble, la magistrate hors hiérarchie Mariame Djellé a rappelé que la législation prévoit des dispositions précises en cas de rupture. Elle a indiqué que le divorce n’est effectif que lorsque le juge valide la convention.
Point notable : une femme divorcée peut, sous certaines conditions, conserver le nom de son ancien époux. Toutefois, un délai de 300 jours est imposé à la femme après un divorce avant tout remariage, afin de prévenir tout litige de paternité.
Le moment central de la conférence a porté sur le droit successoral, un sujet fréquemment source de conflits familiaux. Mariame Djellé s’est montrée catégorique : la loi protège la veuve contre certaines pratiques coutumières jugées dégradantes. « Vous êtes protégées », a-t-elle affirmé.
S’agissant du partage des biens, les modalités de répartition ont été présentées afin d’éclairer l’assistance. La magistrate hors hiérarchie Mariame Djellé a précisé que la veuve légalement mariée bénéficie d’un quart de l’héritage, tandis que les héritiers se répartissent les trois quarts restants.
Concernant le régime de la communauté de biens, elle a expliqué que la veuve récupère en premier lieu la moitié (50 %) des biens communs. Sur la moitié restante, correspondant à la part du défunt, elle perçoit à nouveau un quart, le reste revenant aux héritiers.
La magistrate a par ailleurs indiqué que la succession s’effectue désormais sans distinction de sexe, garantissant une égalité dans la répartition des biens entre les enfants héritiers. Elle a également encouragé les femmes à défendre leurs droits, notamment en saisissant la justice en cas de litige lié à la gestion d’une entreprise familiale.
Mariame Djellé a conclu sur une note spirituelle. Pour la magistrate hors hiérarchie, l’application du droit doit être guidée par la « sagesse de Dieu » afin de favoriser des décisions équilibrées et préserver la cohésion sociale.






