Le 25 mai 2026, à l’occasion de la Journée de l’Afrique, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a annoncé la suppression du visa pour tous les ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027. Cette décision marque une nouvelle étape dans la dynamique d’intégration africaine et de facilitation des déplacements sur le continent.
Par cette décision, le Congo rejoint le cercle des pays africains ayant déjà adopté ou annoncé une politique d’exemption de visa pour les citoyens du continent. Parmi eux figurent notamment le Bénin, le Ghana, le Rwanda, les Seychelles, la Gambie et le Togo.
L’annonce a été faite en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, à l’occasion de la 63e édition de la Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais y a défendu une vision plus ambitieuse de l’intégration africaine, fondée sur la libre circulation des personnes et des biens.
Dans son allocution, Denis Sassou Nguesso a déclaré : « Je saisis cette occasion solennelle pour annoncer ce jour qu’à partir du 1er janvier 2027, l’entrée en République du Congo ne sera plus jamais soumise au visa pour tous les peuples africains. » Une déclaration saluée comme un signal politique fort en faveur de l’unité du continent.
Le président congolais a également plaidé pour l’adoption, à terme, d’un passeport africain unique. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans la continuité des idéaux des pères des indépendances africaines, axés sur la liberté, l’émancipation des peuples et le renforcement de l’intégration entre les États africains.
Aujourd’hui, le commerce intra-africain reste limité et ne représente qu’environ 15 % des échanges du continent, loin derrière l’Asie avec 58 % et l’Europe avec 67 %. Pour plusieurs institutions internationales, cette faible intégration constitue un frein important au développement économique africain.
D’après la Banque mondiale, cette dynamique pourrait entraîner une hausse de 7 % du revenu régional, soit près de 450 milliards de dollars supplémentaires, et permettre à environ 30 millions de personnes de sortir de l’extrême pauvreté d’ici 2035. Dans ce contexte, la suppression des visas apparaît comme un levier stratégique pour accélérer l’intégration et le développement du continent africain.






