Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a bouclé le 13 Mars 2026 une visite officielle de deux jours à Bangui, la capitale centrafricaine. Ce déplacement a été marqué par une audience au sommet de l’État, illustrant la volonté commune de renouer le dialogue.
Jean-Noël Barrot a été reçu par le président Faustin-Archange Touadéra, une rencontre qui intervient dans un contexte de net réchauffement des relations bilatérales. Cette dynamique contraste avec les années de tensions et d’éloignement diplomatique qu’ont connues Paris et Bangui.
Les relations entre les deux pays avaient en effet commencé à se détériorer progressivement à partir de 2018. Ce refroidissement était principalement dû au rapprochement stratégique opéré par les autorités centrafricaines avec la Russie, notamment dans les domaines sécuritaire et militaire.
Il s’agit de la première visite d’un ministre français des Affaires étrangères en République centrafricaine depuis plus de sept ans, ce qui souligne le caractère historique de ce déplacement. Les entretiens ont principalement porté sur la relance du dialogue politique et la redéfinition des axes de coopération bilatérale.
Parmi les sujets abordés figuraient les perspectives de partenariat dans des domaines clés tels que le développement, la gouvernance, la sécurité et l’appui aux institutions centrafricaines. Depuis l’amorce de ce réchauffement diplomatique il y a deux ans, plusieurs initiatives ont déjà été lancées pour soutenir le développement du pays.
Intervenant lors de sa visite, Jean-Noël Barrot a mis en avant l’engagement français aux côtés des acteurs locaux, citant l’exemple de l’incubateur Bangui Hub. « La France continuera d’agir aux côtés de la Centrafrique dans cet esprit de dialogue et d’écoute, d’être un partenaire fiable, respectueux de la souveraineté », a-t-il déclaré.
À l’issue de son entretien avec le chef de l’État centrafricain, le ministre français a également annoncé le lancement de nouveaux projets d’envergure. Il a notamment évoqué un investissement de 7 millions d’euros pour renforcer l’Institut Pasteur de Bangui et ses capacités de lutte contre la polio, ainsi que des initiatives dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’éducation.
Cette relance des rencontres bilatérales fait suite à la signature d’une feuille de route commune entre les présidents Faustin-Archange Touadéra et Emmanuel Macron. Ce document-cadre, établi lors d’une rencontre à Paris en 2024, pose les fondations de cette nouvelle dynamique partenariale entre les deux pays.







