Le Parlement mozambicain a posé un acte historique en adoptant, le 24 avril 2026, à l’unanimité, plusieurs réformes clés de la loi sur la décentralisation. Cette décision illustre un rare consensus politique entre les quatre partis représentés à l’Assemblée : le Frelimo, la Renamo, le Podemos et le MDM.
Cette décision marque une avancée majeure pour la gouvernance du pays. Elle traduit un rare consensus politique autour de la modernisation des institutions et d’une meilleure gestion des ressources publiques.
Les nouvelles dispositions redéfinissent notamment les prérogatives de l’exécutif ainsi que le fonctionnement des organes provinciaux. L’objectif est de rendre l’administration territoriale plus efficace, tout en clarifiant les responsabilités entre les différents niveaux de pouvoir.
Selon le président de la République, Daniel Chapo, cette réforme permettra d’économiser plus de 1 250 millions de meticais par an. Ces ressources seront réorientées vers des secteurs jugés prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture et la protection sociale.
Sur le plan financier, les économies attendues représentent plus de 16,7 millions d’euros par an. Ces fonds pourraient également servir à financer des projets socio-économiques ou à réduire la dette publique du Mozambique.
Au-delà de l’aspect budgétaire, la population devrait bénéficier directement de ces changements. Les autorités misent sur une amélioration de l’accès aux services publics essentiels ainsi qu’une meilleure qualité des prestations offertes aux citoyens.
Le chef de l’État a aussi précisé que le secrétaire d’État provincial sera désormais assisté par un conseil consultatif restreint. Cet organe aura pour mission principale de coordonner et de superviser les responsabilités des structures centrales de l’État dans le cadre du processus de décentralisation.
L’adoption de cette réforme sur la décentralisation constitue un tournant important pour le Mozambique. En alliant consensus politique, rationalisation des dépenses publiques et réorganisation des pouvoirs locaux, le pays affiche sa volonté de renforcer l’efficacité de son administration.






