Le 21 juillet 2026, le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage a organisé la deuxième réunion du Comité de Sélection des Sous-projets (COSEL). Présidée par le ministre Radwan Abdillahi Bahdon, cette session a réuni les responsables du projet ainsi que les représentants des régions intérieures afin d’évaluer les propositions soumises.
À l’issue des travaux, le comité a validé quatre sous-projets stratégiques destinés à moderniser les chaînes de valeur agroalimentaires. Ces initiatives visent à renforcer les capacités de production, encourager les investissements privés et stimuler le développement économique des territoires.
À travers le Projet FAR, les autorités souhaitent réduire la forte dépendance du pays aux importations alimentaires. Aujourd’hui, Djibouti couvre près de 90 % de ses besoins de consommation courante grâce aux marchés internationaux, une situation qui fragilise sa sécurité alimentaire face aux chocs économiques et climatiques.
Lors de son intervention, le ministre Radwan Abdillahi Bahdon a rappelé que cette démarche s’inscrit pleinement dans la Vision Djibouti 2035 portée par le président Ismaël Omar Guelleh. Selon lui, la sécurité alimentaire, le développement d’une agriculture moderne, compétitive et créatrice d’emplois constituent des priorités nationales. Il a également souligné la nécessité de structurer les filières agricoles et de faire de l’agrobusiness un moteur de transformation du secteur.
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement bénéficie d’un important appui financier de ses partenaires internationaux. Le Projet FAR est financé à hauteur de 15 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.
Ce financement permettra de renforcer la compétitivité des filières prioritaires grâce au développement d’infrastructures résilientes au changement climatique. Le programme prévoit également un accompagnement technique et financier en faveur des promoteurs privés investissant dans le secteur agroalimentaire, afin de favoriser l’émergence d’entreprises plus performantes.
À travers la validation de ces quatre sous-projets, Djibouti franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation agricole. En misant sur des investissements ciblés, des infrastructures adaptées et un partenariat renforcé avec le secteur privé, le pays entend bâtir un système agroalimentaire plus résilient, créateur d’emplois et capable de réduire progressivement sa dépendance aux importations.






