La première édition du Forum national des Djiboutiens de l’étranger a récemment été organisée avec succès. Cet événement a rassemblé des entrepreneurs, des porteurs de projets et des responsables associatifs issus de la diaspora, démontrant une mobilisation à la fois forte et structurée.
Cette mobilisation repose sur une vision commune, activement soutenue par les autorités publiques et les réseaux de la diaspora. Reconnaissant cette communauté comme un levier essentiel de développement, l’État djiboutien a fait de ce forum une priorité stratégique pour concrétiser cette ambition.
Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulkader Houssein Omar, a souligné l’importance fondamentale de ce rendez-vous. Il y voit une plateforme clé d’échange et de coopération, conçue pour transformer l’aspiration d’intégrer les compétences de la diaspora au développement national en une réalité tangible.
Interrogé sur la valorisation de ce capital humain, le ministre a insisté sur le devoir de retour envers la patrie. Il a rappelé avec émotion que c’est Djibouti qui a formé, éduqué et permis le départ de ses citoyens, exprimant maintenant l’attente légitime d’un «retour sur investissement» pour le pays.
Ce forum s’inscrit dans une démarche à long terme visant à consolider les liens entre Djibouti et sa diaspora mondiale. Les nombreuses initiatives présentées ont couvert un spectre très large, incluant l’investissement, la formation, le tourisme durable, l’entrepreneuriat féminin ou encore l’industrie verte, témoignant d’un engagement diversifié.
Le ministre a également mis en lumière l’enrichissement mutuel généré par l’expatriation. Les Djiboutiens de l’étranger ont acquis des savoirs et des expériences au contact d’autres cultures, qu’ils sont désormais prêts à partager et à réinvestir dans leur pays d’origine.
Principalement implantée en Europe et en Amérique du Nord, la diaspora djiboutienne joue déjà un rôle économique crucial via les transferts d’argent, avec des envois réguliers substantiels. À l’image de la diaspora africaine dont le poids financier est considérable, elle représente un formidable potentiel de transferts de compétences et de capitaux pour l’essor de Djibouti.










