Le G20 s’est achevé ce dimanche 23 novembre 2025. Lors de la clôture, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré être honoré, car c’est sous son gouvernement que le pays a accueilli pour la toute première fois le G20. Il a souligné le fait que l’Afrique du Sud et l’ensemble du continent en étaient « véritablement honorés et humbles ».
« Reconnaissant l’importance de cette étape historique, nous nous sommes efforcés de placer les intérêts de croissance et de développement de l’Afrique au cœur de l’agenda du G20 », a affirmé M. Ramaphosa.
D’après le chef de l’État sud-africain, la plus grande opportunité de prospérité au 21e siècle se trouve en Afrique. Pour lui, l’exploitation de cette opportunité nécessiterait un solide et conforme partenariat entre deux parties : l’Afrique et le G20, sans oublier l’Afrique et le reste du monde.
Le président Cyril Ramaphosa a souligné que le Sommet s’est tenu à un moment crucial, dans un contexte où les appels dans le monde entier se font de plus en plus pressants pour progresser sur les impératifs de l’époque : « mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes et ramifications, réduire les inégalités au sein des pays et entre eux, et prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique ».
Le président Ramaphosa a soulevé le sujet financier en insistant sur le fait que le G20 avait reconnu cette année le fardeau de la dette qui plombe le développement de nombreux pays en développement. « Il s’agit d’un obstacle majeur à la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations Unies ».
Le G20 s’est engagé à étendre son soutien aux pays à revenu faible et intermédiaire confrontés aux vulnérabilités de la dette. « Ensemble, nous devons créer un cercle vertueux de réduction de la dette, d’investissement public plus élevé et de croissance économique plus rapide et inclusive. Lorsque nous devenons plus prospères, tous, alors le monde entier devient prospère », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État sud-africain a également tablé sur les progrès dans la mobilisation du financement pour une transition énergétique plus juste. « Le changement climatique touche toutes les nations, mais il a un impact inégal sur chacun. C’est pourquoi nous nous sommes ensemble engagés à augmenter la qualité et la quantité du financement climatique vers les économies en développement », a-t-il affirmé.
D’après Cyril Ramaphosa, la présidence sud-africaine avait coïncidé avec la fin du premier cycle des présidences du G20. « En nous appuyant sur l’agenda de développement des présidences précédentes en Indonésie, en Inde et au Brésil, nous avons priorisé les questions qui comptent le plus pour les économies en développement », a-t-il déclaré.
« La Déclaration des dirigeants du Sommet G20 Afrique du Sud est plus que des mots. C’est un engagement envers des actions concrètes qui amélioreront la vie des gens dans toutes les régions du monde », a affirmé M. Ramaphosa.
Le dirigeant sud-africain a conclu son discours en lançant un vibrant appel à l’action : « Nous avons posé les fondations de la solidarité. Maintenant, nous devons construire les murs de la justice et le toit de la prospérité. Avançons ensemble, démontrant au monde que nous avons la capacité de confronter et de surmonter les défis mondiaux. Grâce à des partenariats à travers la société et en nous rappelant notre humanité commune, nous pouvons créer un monde plus sûr, plus juste et plus prospère. Et ensemble, nous pouvons nous assurer que personne n’est laissé pour compte », a-t-il lancé.
Un discours au terme duquel il a ensuite clos, de façon officielle, le Sommet et transmis la présidence du G20 aux États-Unis, qui accueilleront les dirigeants mondiaux l’année prochaine.










