Reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, João Lourenço a multiplié les échanges avec les autorités algériennes autour des perspectives de coopération économique, politique et industrielle. Cette rencontre marque un tournant diplomatique entre deux nations qui souhaitent désormais donner une nouvelle dimension à leurs relations.
Les dirigeants algérien et angolais ont souligné leur ambition commune de faire de cette coopération un moteur de croissance pour leurs économies respectives. Les deux pays entendent miser sur leurs ressources et leurs capacités pour contribuer davantage au progrès du continent africain, notamment dans les secteurs stratégiques.
Dans cette dynamique, le président João Lourenço a insisté sur la nécessité d’exploiter toutes les opportunités offertes par les deux États. Il a notamment évoqué l’importance de renforcer les partenariats dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des infrastructures et de l’industrialisation afin de stimuler le développement économique africain.
Cette volonté de rapprochement intervient pourtant dans un contexte où les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent encore modestes. En 2024, les exportations algériennes vers l’Angola étaient estimées à 1,33 million de dollars, contre seulement 131 000 dollars d’importations angolaises, révélant un déséquilibre commercial important.
Pour corriger cette situation et diversifier leur coopération, Alger et Luanda ont signé onze accords couvrant plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie, les mines, l’agriculture, la pharmacie et le transport aérien. Ces accords devraient ouvrir de nouvelles perspectives économiques et renforcer l’intégration entre les deux partenaires africains.
En consolidant leurs liens à travers la signature de plusieurs accords stratégiques, l’Algérie et l’Angola affichent leur volonté de bâtir une coopération durable fondée sur des intérêts communs et une vision partagée du développement africain. Cette nouvelle dynamique diplomatique et économique pourrait permettre aux deux pays de renforcer leurs échanges, de stimuler les investissements et de jouer un rôle plus affirmé dans la construction d’une Afrique plus intégrée.






