Le président João Lourenço a donc annoncé le 15 octobre dernier la mise en place de d’une Agence spatiale angolaise, une étape importante pour renforcer l’autonomie technologique du pays et optimiser l’exploitation des données satellitaires. Cette structure s’inscrit dans le cadre du Programme spatial national, dont la mission est de favoriser le développement par les technologies spatiales.
Déjà opérationnel, le satellite ANGOSAT-2, lancé en 2023, permet de relier plus de 150 zones rurales réparties dans 16 provinces grâce au projet Connecta Angola. Ce projet témoigne de la volonté du pays de recourir aux technologies spatiales pour réduire la fracture numérique et soutenir son développement économique et social.
Avec cette nouvelle agence, l’Angola aspire à évoluer d’un simple utilisateur à un véritable acteur de la production de technologies spatiales. Pour Zolana Rui João, Directeur général du GGPEN, l’industrie spatiale africaine est promise à un bel avenir, et on peut s’attendre à un intérêt grandissant pour attirer des entreprises étrangères en collaboration avec les acteurs locaux.
Malgré les défis financiers, infrastructurels et humains, le pays possède des bases solides pour construire une industrie spatiale nationale. Le secteur des télécommunications a déjà dépassé les 25 millions d’abonnés mobiles en 2024, et plus de 300 professionnels ont été formés dans le domaine spatial.
Cette nouvelle Agence spatiale angolaise aura plusieurs missions clés. Elle devra définir la stratégie spatiale du pays, superviser les projets en cours, former les experts locaux, encourager l’innovation, mettre en place un cadre juridique pour les activités spatiales et développer des partenariats, aussi bien en Angola qu’à l’international. La création de cette agence est une étape cruciale pour le développement du pays et elle offre de nouvelles opportunités pour les jeunes générations.










