La ville est constituée d’ateliers, de fours, de murs de brique, de poteries et bijoux
“Nous avons trouvé une portion seulement de la ville”, a dit à l’AFP Zahi Hawass, archéologue et ancien ministre des Antiquités, samedi matin au milieu des ruines de la ville antique située sur la rive ouest du Nil près de Louxor (sud).
Cette ville s’étend vers l’ouest et le Nord et les fouilles, dans la ville enfouie sous le sable depuis des millénaires, vont continuer encore quelques années. Zahi Hawass est celui qui a conduit les excavations depuis septembre 2020.
Le site présente toute une série de murs de brique d’argile, sans oublier des rues qui passent entre les constructions. Tout cet arsenal est encore visible aujourd’hui.
Le site réserve un endroit pour la couture, pour la fabrication de sandales, ainsi que des moules pour les amulettes et de petites statues.
Dans leurs fouilles, les archéologues ont aussi trouvé une sorte de “grand poisson recouvert d’or. Celui-ci serait vénéré. Selon l’archéologue, habitué à manier l’hyperbole, il s’agit de la découverte “la plus importante depuis celle de la tombe de Toutankhamon” en 1922.
Le nom du roi Amenhotep III, a été évoqué dans cette découverte. Car selon les archéologues, la ville découverte date de 1391 date de l’arrivée de ce roi sur le trône. La datation a été établie grâce à des sceaux apposés sur des poteries.
C’est la mission archéologique qui a annoncé la decouverte jeudi dernier dans un communiqué. En janvier, les autorités avaient dévoilé au public une cinquantaine de sarcophages vieux de plus de 3 000 ans. Ces “trésors” avaient été découverts à Saqqara, à une quinzaine de kilomètres au sud des célèbres pyramides du plateau de Guizeh.
Selon des archéologues égyptiens, la zone dans laquelle a été faite la découverte avait été fouillée il y a plus de 100 ans.