Ce choix marque un tournant symbolique pour l’Afrique de l’Est : l’Éthiopie devient en effet le premier pays de cette région du continent à accueillir ce sommet international consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Addis-Abeba, capitale politique de l’Afrique et siège de l’Union Africaine (UA), se prépare ainsi à devenir, pendant plusieurs jours, le centre mondial des négociations climatiques.
Avec cette désignation, l’Éthiopie voit sa diplomatie environnementale renforcée. Le pays s’est engagé depuis plusieurs années dans des programmes ambitieux tels que l’initiative “Green Legacy”, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui vise à planter plus de 20 milliards d’arbres pour restaurer les écosystèmes dégradés et réduire l’empreinte carbone nationale. La COP32 constituera donc une plateforme majeure pour présenter ces efforts et encourager une coopération internationale renforcée.
Par ailleurs, cette annonce intervient dans un contexte où le pays cherche à montrer sa résilience malgré les défis internes, notamment les épisodes de sécheresse liés au changement climatique, les tensions politiques et les enjeux de développement durable. Accueillir la COP32 sera pour Addis-Abeba une opportunité de mobiliser davantage d’investissements climatiques, d’attirer des partenariats internationaux et de renforcer son positionnement sur la scène diplomatique mondiale.
Le choix du pays hôte de la COP31, prévue en 2026, reste pour l’instant inconnu, même si plusieurs candidatures sont en lice, dont celle de l’Australie, en partenariat avec les îles du Pacifique, ainsi que celle de la Turquie.
Le continent africain n’en est pas à sa première organisation d’une COP. On se souvient notamment des éditions de Marrakech (2001, 2016 et 2022), de Nairobi en 2006, et de Durban en 2011. La COP32 viendra donc compléter cette liste, confirmant le rôle croissant de l’Afrique dans les discussions climatiques internationales.










