La Guinée a officiellement donné le coup d’envoi à l’exploitation du gisement de fer de Simandou. L’événement a été marqué par une cérémonie récemment organisée sur le site du port minéralier de Morebaya, situé dans la préfecture de Forécariah. Ce lancement concrétise un projet d’une envergure exceptionnelle pour le pays.
D’un investissement global d’environ 20 milliards de dollars, ce projet intégré comprend la construction de 650 kilomètres d’infrastructures ferroviaires et portuaires. Avec une production annuelle prévue de 120 millions de tonnes de minerai, il suscite un immense espoir de développement pour la Guinée, près de soixante-dix ans après son indépendance.
L’événement a été salué par les plus hautes autorités. Le Ministre de l’Économie et des Finances, Mourana SOUMAH, a déclaré que c’était «un grand jour pour la Guinée», mettant en avant le fait qu’il s’agit du «plus grand gisement minier au monde» avec une teneur en fer pur de 65%. Il a souligné que ce projet, bâti sur des standards internationaux, est un projet économique totalement intégré, de l’extraction à Bayela jusqu’à l’expédition depuis le port de Morebaya.
Le symbole de cette concrétisation fut l’arrivée du train transportant les premières cargaisons de minerai au port de Morebaya. Djiba Diakité, Président du Comité stratégique Simandou, a présenté ce méga-projet comme une œuvre commune unissant des «partenaires stratégiques des cinq continents». Il incarne, selon lui, l’ambition d’une nation en marche vers la prospérité et le bien-être de son peuple.
Les retombées économiques sont considérables et s’inscrivent dans une vision à long terme, le projet Simandou 2040. Les prévisions annoncent un chiffre d’affaires annuel de 10 milliards de dollars USD, générant entre 1,5 et 2 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État guinéen. Ces bénéfices devraient permettre de transformer l’économie nationale, de réduire les inégalités et de créer un écosystème économique dynamique.
La cérémonie, qui a accueilli des personnalités de premier plan comme les présidents gabonais et rwandais, Brice Clotaire Oligui Nguema et Paul Kagamé, a également mis en lumière les infrastructures. Mamoudou Nagnalen, Président du Conseil d’Administration du Transguinéen, a rappelé que la vision du projet a donné naissance à une compagnie propriétaire d’un réseau de près de 1300 km de rails, de deux ports minéraliers et d’un port commercial d’une capacité annuelle minimale de 120 millions de tonnes.
Le lancement de l’exploitation du gisement de Simandou propulse la Guinée dans une nouvelle ère. Plus qu’une mine, ce projet mondial, avec ses infrastructures intégrées et ses retombées économiques majeures, concrétise l’ambition du pays de se transformer et de prospérer. Après des décennies d’attente, Simandou ouvre la voie à un avenir économique durable et porteur d’espoir pour toute la nation.










