Lors d’une visite sur le chantier de l’aéroport de Ziguinchor, dans le quartier Nema, le samedi 20 décembre, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a pu constater la reprise effective des travaux. Le rythme observé a été jugé satisfaisant par le chef de l’État, marquant une étape significative de sa tournée économique en Casamance.
Cette visite illustre la ferme volonté des autorités de relancer les projets structurants dans cette région stratégique. La Casamance se trouve en effet au cœur des priorités nationales, notamment en matière de développement territorial et de désenclavement des différentes zones du pays.
Le projet, bloqué pendant plusieurs mois, a été relancé grâce à une enveloppe initiale de 7 milliards de francs CFA. Cette somme a été débloquée via la loi de finances rectificative de l’année 2025, avec pour objectif affiché la livraison de l’infrastructure d’ici la fin du mois d’avril 2026.
Le Président Faye a précisé que le financement global s’élève à 13 milliards de francs CFA. Les 6 milliards supplémentaires seront inscrits dans la loi de finances initiale pour 2026. Cette programmation financière vise à permettre à l’entreprise en charge des travaux de respecter ses délais tout en garantissant la qualité et la conformité des ouvrages.
Dans ses déclarations, le chef de l’État a exprimé sa confiance dans le suivi rigoureux des ministres en charge des Infrastructures et des Transports. Il les a appelés à veiller au respect du calendrier, afin que cet aéroport permette à Ziguinchor de « reprendre sa respiration à plein poumon » en matière d’accessibilité.
Les implications de ce projet dépassent le cadre local. Pour le président Faye, Ziguinchor constitue un maillon essentiel d’une politique de développement équilibré et de territorialisation. La région, riche de son potentiel agricole, touristique, culturel et économique, verra ainsi sa compétitivité renforcée.
La mise en service de cette infrastructure aéroportuaire vise à dynamiser l’économie locale et régionale en désenclavant la Casamance. Elle doit faciliter les connexions avec toutes les autres régions du Sénégal, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de croissance et d’échanges.










