La première édition du Festival Mwassi se tient actuellement à Brazzaville, la capitale congolaise. Durant 15 jours, les films d’Afrique féminins seront mis à l’honneur afin de célébrer les femmes africaines excellant dans le septième art.
Un rendez-vous inédit durant lequel tous les participants au festival assisteront à de nombreuses activités, parmi lesquelles des projections en plein air, des tables rondes et des ateliers de formation.
Le Mwassi Festival.
Mis sur pied par Pierre-Manau Ngoula, une grande passionnée de cinéma originaire du Congo-Brazzaville, ce festival inédit est né d’un constat alarmant. Selon l’UNESCO, les femmes africaines ne représentent qu’environ 10 % de l’industrie cinématographique en Afrique centrale et de l’Ouest.
« J’ai toujours été frappée par la faible représentation des femmes dans le cinéma africain, explique-t-elle. L’objectif de Mwassi est de leur donner une meilleure visibilité, tout en valorisant les productions réalisées sur le continent », a-t-elle confié.
En outre, en plus de la promotion des œuvres cinématographiques féminines, le festival se veut accessible à toutes et à tous. Car les projections sont entièrement gratuites et se déroulent dans des lieux ouverts (en plein air), comme la place publique près du Bar La Sorbonne ou le terrain de sport libre à Bacongo, afin de créer de la proximité entre le cinéma et les populations locales.
Des ateliers pour former la relève.
Au-delà de tout, le Mwassi Festival a pour objectif la formation. Former des jeunes et talentueux cinéastes afin de combler le manque criard causé par l’absence d’école de cinéma au Congo. Raison pour laquelle le festival propose des masterclass destinées à introduire les passionnés de cinéma aux différents aspects du métier.
Les passionnés pourront donc assister aux masterclass suivantes : Jeu d’acteur, animé par la comédienne congolaise Germaine Ololo ; Documentaire, dirigé par la réalisatrice française Valérie Osouf ; Esthétique et critique cinématographique, dispensée par Pierre-Manau Ngoula.
Grâce à cette initiative qu’est le Mwassi Festival, Pierre-Manau Ngoula espère contribuer à l’émergence et à l’essor d’une nouvelle génération de cinéastes africaines et à la démocratisation du processus, des procédures et mécanismes cinématographiques sur le continent.










