L‘AGOA (African Growth and Opportunity Act) est une loi américaine qui a été votée par le Congrès américain et signée par le président Bill Clinton en l’an 2000. Son but est de développer le commerce et les investissements entre les États-Unis et les pays d’Afrique sub-saharienne. Pour cela, elle accorde aux pays qui en bénéficient un accès privilégié au marché américain pour une série de produits.
L’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) est en suspens depuis son expiration le 30 septembre. Si l’administration Trump, selon l’agence Reuters, se serait dite favorable à une prolongation d’un an de cet accord commercial avec l’Afrique subsaharienne, Washington n’a pour l’instant communiqué aucune décision officielle.
Instauré en mai 2000, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) a facilité les exportations de l’Afrique subsaharienne vers les États-Unis en leur offrant un accès préférentiel. La non-reconduction de cet accord représente aujourd’hui un risque majeur pour la diversification des exportations et le processus d’industrialisation en Afrique.
La perte des avantages de l’AGOA porterait un coup dur aux exportations africaines. Une nouvelle série de hausses tarifaires ciblerait en priorité les produits transformés, comme le textile ou l’agroalimentaire. Privés de leur accès préférentiel, ces biens subiraient des taxes douanières bien plus élevées que les matières premières, ce qui anéantirait la compétitivité de nombreux pays africains aux États-Unis.
La disparition de l’AGOA freinerait l’industrialisation et la diversification économique en Afrique, alors que ses exportations vers les États-Unis sont déjà majoritairement constituées de matières premières (combustibles, métaux, produits agricoles). La disparition de ce régime préférentiel risquerait donc d’ancrer davantage cette dépendance. Des secteurs clés pour l’emploi, comme le textile ou l’agriculture, seraient particulièrement touchés, ce qui menacerait les progrès en matière de réduction de la pauvreté et d’emploi féminin.
Si les États-Unis ne reconduisent pas l’AGOA, un accord commercial avantageux, les taxes sur les importations en provenance d’Afrique vont fortement augmenter. Alors que seuls trois pays sont aujourd’hui concernés par des taxes élevées, ils seraient neuf dans ce cas. Des pays comme le Kenya ou le Lesotho, qui exportent des vêtements ou des produits agricoles, verraient leurs taxes doubler, les rendant moins compétitifs. Ce revirement serait en totale opposition avec l’objectif déclaré d’aider les pays en développement à réussir leur intégration dans le commerce international.










