Le Gabon a élu, le 27 décembre 2025, le nouveau président de sa Cour constitutionnelle. Dieudonné Aba’a Owono a été désigné à cette fonction pour un mandat unique de huit ans. Son élection est intervenue à l’unanimité des neuf membres qui composent cette haute juridiction.
Âgé de 60 ans, ce magistrat expérimenté prend la suite de Marie-Madeleine Mborantsuo. Cette dernière avait présidé la Cour pendant une très longue période, de 1991 à 2023, marquant profondément l’institution de sa direction.
Cette nomination revêt une importance particulière dans le contexte politique gabonais. Elle intervient alors que le pays achève une période de transition, ouverte par le coup d’État d’août 2023, et s’attelle à consolider ses institutions et à renforcer l’État de droit.
La composition de la Cour constitutionnelle, organe clé du système, reflète un équilibre institutionnel. Sur les neuf juges, trois sont nommés par le président de la République, deux par le président de l’Assemblée nationale, deux par le président du Sénat et deux par le Conseil supérieur de la magistrature.
Le processus électoral a été formalisé par un procès-verbal officiel, dressé par le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang. Ce document atteste de la présence et du vote unanime des neuf juges constitutionnels récemment nommés par décret.
Le même procès-verbal acte formellement le résultat du scrutin, précisant que sur neuf suffrages exprimés, neuf se sont portés sur Dieudonné Aba’a Owono, sans bulletin blanc ou nul, confirmant ainsi son élection à la présidence.
Le choix d’un mandat unique et non renouvelable à la tête de la Cour traduit une volonté affichée de stabilité et d’indépendance. Après avoir assuré l’intérim durant la transition, Dieudonné Aba’a Owono est désormais installé pour piloter cette institution essentielle dans la nouvelle phase qui s’ouvre pour le Gabon.










