La Banque Africaine de Développement (BAD) a officiellement lancé un nouveau partenariat stratégique le 13 janvier 2026 à Abidjan avec les bailleurs de fonds arabes. Cette initiative a pour objectif central de combler le déficit annuel de financement du développement en Afrique, que l’institution estime à 402 milliards de dollars.
Ce rapprochement intervient dans un contexte où l’aide publique au développement provenant des donateurs traditionnels occidentaux, notamment des États-Unis, tend à diminuer. La BAD cherche ainsi à sécuriser des sources de financement alternatives et pérennes pour soutenir la croissance du continent.
L’apport de capitaux supplémentaires de la part des partenaires arabes doit compléter les ressources existantes. Il s’agit de renforcer significativement la capacité de la BAD à financer des projets structurants à travers l’Afrique, en cohérence avec l’ambition de son président de multiplier par dix les investissements de l’organisation.
La Banque souligne que ce déficit financier a été aggravé par une série de chocs extérieurs crises économiques mondiales, inflation, tensions géopolitiques et restrictions budgétaires chez les pays donateurs. Pour y répondre, elle a signé une déclaration de partenariat stratégique avec le Groupe de coordination arabe, qui inclut la BADEA, le Fonds de l’OPEP et le Fonds saoudien.
Pour garantir l’efficacité de ces fonds, la BAD peut mettre en œuvre plusieurs mesures. La priorité sera donnée aux projets s’inscrivant dans les stratégies nationales et régionales, ciblant les secteurs clés (industrie, agriculture, énergie, éducation) et favorisant le développement de partenariats public-privé.
L’analyste financier Jean Bosco Ngend souligne que cet afflux de capitaux nécessite un renforcement parallèle des capacités locales, par le biais de formations et de transferts de compétences. L’objectif poursuivi est la maximisation de l’impact socio-économique de chaque investissement.
En renforçant ses partenariats avec les bailleurs arabes, la BAD ouvre une nouvelle étape dans la coopération entre le monde arabe et l’Afrique. Cette approche a pour objectif de combler durablement le déficit de financements et d’accélérer l’industrialisation ainsi que la transformation économique du continent africain.










