Le Togo et l’Égypte entendent donner une nouvelle impulsion à leurs relations économiques et commerciales. Le 23 octobre 2026, à Lomé, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience la nouvelle ambassadrice de la République arabe d’Égypte au Togo, Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri. Cette rencontre a permis d’examiner les perspectives de renforcement du partenariat bilatéral et les possibilités de développement de nouveaux secteurs de coopération.
Au cours des échanges, les deux parties ont notamment mis l’accent sur la coopération économique, la promotion du commerce, la médecine et l’industrie pharmaceutique. À l’issue de l’audience, la diplomate égyptienne a indiqué que ces domaines constitueraient des axes prioritaires de travail. L’objectif est de consolider les relations entre Lomé et Le Caire, tout en favorisant l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires et de partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays.
Cette volonté de rapprochement intervient dans un contexte marqué par un déséquilibre important des échanges commerciaux. Selon les données des Nations unies relayées par Togo First, les importations togolaises en provenance d’Égypte ont atteint environ 30,29 millions de dollars en 2025, contre seulement 302 000 dollars d’exportations togolaises vers le marché égyptien. Ces chiffres mettent en évidence la nécessité, pour le Togo, de diversifier ses exportations et de mieux valoriser son potentiel productif auprès de ses partenaires commerciaux.
Les produits minéraux et les matériaux de construction occupent une place importante dans les ventes égyptiennes à destination du Togo. En 2025, ces catégories ont représenté environ 13,4 millions de dollars, soit près de 44 % des exportations égyptiennes vers le marché togolais. Le sucre et les confiseries, les combustibles et les huiles minérales figurent également parmi les principaux produits échangés. Cette structure commerciale offre des pistes de réflexion pour élargir les échanges et identifier de nouvelles possibilités de coopération industrielle.
L’industrie pharmaceutique et la santé figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de ce rapprochement. Le renforcement des partenariats dans la fabrication de médicaments, les équipements médicaux et les services de santé pourrait contribuer au développement des capacités locales. L’agriculture, les technologies et la construction font également partie des domaines évoqués lors des discussions entre les acteurs économiques togolais et égyptiens. La concrétisation de ces perspectives dépendra toutefois des investissements mobilisés et des accords qui seront effectivement conclus.
Cette dynamique s’appuie sur des démarches engagées en amont de l’audience présidentielle. Le 19 octobre 2026, l’ambassadrice égyptienne a rencontré des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo afin d’échanger sur les moyens de relancer les relations commerciales et de développer des partenariats dans plusieurs secteurs. Le président de cette institution, José Kwassi Symenouh, a notamment souligné le rôle que l’Égypte pourrait jouer dans le processus d’industrialisation du Togo.
À travers cette volonté de rapprochement, Lomé et Le Caire cherchent ainsi à transformer leurs relations diplomatiques en opportunités économiques plus concrètes. La diversification des échanges, l’encouragement des investissements et le développement de partenariats industriels constituent des enjeux majeurs pour la suite de cette coopération. La réduction du déséquilibre commercial et l’aboutissement de projets dans les secteurs prioritaires permettront de mesurer les résultats de cette nouvelle dynamique bilatérale.






