À l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune, le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, a effectué une visite de travail en Algérie les 15 et 16 février 2026. Au terme de ce déplacement à Alger, les deux chefs d’État ont réaffirmé leur détermination à renforcer leur coopération sécuritaire.
À l’issue de cette rencontre au sommet, le Niger et l’Algérie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur coopération sécuritaire. Confrontés à des menaces transfrontalières persistantes, les deux pays ont décidé d’intensifier le contrôle le long de leur frontière commune. Ils se sont également engagés à améliorer la coordination de leurs stratégies de lutte contre le terrorisme.
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est félicité de cette visite qui permet, selon lui, de tourner la page d’une « période inévitable de froid » diplomatique. Il a souligné que l’entrevue a renforcé les liens de fraternité et d’amitié entre deux peuples voisins. Les discussions ont permis de trouver un terrain d’entente sur l’ensemble des secteurs de coopération, incluant la sécurité, l’énergie, l’électricité, ainsi que l’accompagnement universitaire, professionnel et militaire.
Les entretiens ont abouti à un accord pour intensifier la coopération sécuritaire. Cela se traduira par un meilleur échange de renseignements, la planification d’opérations conjointes et le renforcement de la surveillance dans le Sahara. Face à l’urgence, les deux chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’une stratégie commune pour contrer les groupes armés et les réseaux de trafics illicites (armes, drogues, migrants) qui déstabilisent la région.
Au-delà des questions sécuritaires, les deux parties ont décidé de relancer leur coopération bilatérale dans son ensemble. Il a été convenu que la Haute Commission mixte algéro-nigérienne se tiendra à Niamey avant la fin du premier semestre 2026. Ce mécanisme sera complété par des consultations politiques et sectorielles régulières pour dynamiser les échanges.
Le président nigérien, Abdourahamane Tiani, a inscrit cette visite dans le cadre du renforcement continu d’un partenariat stratégique. Il a mis l’accent sur des secteurs clés tels que la sécurité, le pétrole, l’énergie, les infrastructures, les transports et la communication, sans oublier le commerce, l’enseignement et la formation. Il a également renouvelé l’attente du gouvernement nigérien de voir les deux parties accélérer le démarrage effectif et l’achèvement de leurs projets communs.
Partageant une frontière terrestre de près de 950 kilomètres, l’Algérie et le Niger font face à des défis sécuritaires et économiques majeurs. La sécurisation de cette vaste zone désertique est une priorité absolue, car elle est exploitée par des groupes armés transnationaux liés au terrorisme au Sahel.










