À Niamey, le 24 mars 2026, l’Algérie et le Niger ont signé un mémorandum d’entente visant à consolider leur partenariat dans le domaine des hydrocarbures. Conclu dans le cadre de la deuxième session de la Grande Commission mixte Algérie–Niger, cet accord englobe divers domaines.
Conclu lors de la deuxième session de la Grande Commission mixte Algérie–Niger, le texte pose les bases d’un partenariat élargi et structuré. Il traduit la volonté des deux pays de renforcer durablement leur collaboration dans un domaine clé pour leurs économies.
L’accord couvre plusieurs axes majeurs, notamment l’exploration et la production des ressources pétrolières et gazières. Il prévoit également la réalisation d’études géologiques approfondies afin de mieux valoriser le potentiel énergétique des deux États.
Un autre volet essentiel concerne le transfert de technologie et la formation des ressources humaines. L’objectif est de permettre au Niger de renforcer ses capacités techniques tout en bénéficiant de l’expertise algérienne reconnue dans le domaine.
Le mémorandum met aussi l’accent sur la coordination autour de grands projets régionaux structurants. Parmi ceux-ci figure le gazoduc transsaharien (TSGP), un projet ambitieux de plus de 4 000 kilomètres.
Ce gazoduc devrait permettre d’acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l’Algérie, puis vers les marchés internationaux. Il constitue ainsi un levier majeur pour l’intégration énergétique régionale et l’exportation vers l’Europe.
Le Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine Mahaman, a souligné la volonté commune de relancer les grands projets structurants, notamment le gazoduc transsaharien, la route transsaharienne et le réseau de fibre optique. Ces initiatives illustrent une vision partagée de développement et de connectivité.
De son côté, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a rappelé que cette coopération repose sur des liens historiques solides entre les deux pays. Ce nouvel accord marque ainsi un tournant stratégique, ouvrant la voie à une modernisation des infrastructures, à une augmentation de la production et à une meilleure insertion sur les marchés énergétiques régionaux et internationaux.










