Face à la montée des violences et des tentatives de coup d’État, la Cédéao a décidé d’agir. Sous ordre du président sierra-léonais, Julius Maada Bio, président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, la Commission de la Cédéao a annoncé, dans un communiqué, le déploiement très immédiat de la force régionale en attente vers la République du Bénin.
Une décision qui a été prise conformément aux dispositions des instruments pertinents de la Cédéao, dont l’article 25 du Protocole de 1999 en rapport aux mécanismes de prévention, gestion et règlement des conflits, pour le maintien de la paix et de la sécurité, et après consultation entre les membres du Conseil de médiation et de sécurité au niveau des chefs d’État et de gouvernement.
La Force régionale.
La force régionale est composée de troupes de la République fédérale du Nigéria, de la République de Sierra Leone, de la République de Côte d’Ivoire et de la République du Ghana. Pour ce déploiement, la mission confiée à cette armée (force régionale) est de soutenir le gouvernement et l’armée béninoise dans un souci de préservation de l’ordre constitutionnel et de l’intégrité territoriale du Bénin.
Une aide pour le Bénin.
Le déploiement immédiat de la force régionale intervient quelques temps après l’adresse du président béninois Patrice Talon, affirmant avoir repris le contrôle de la situation, tout en révélant que des personnes sont encore retenues par les mutins en fuite.
Parce qu’un peu plus tôt dans la journée, un groupe de militaires se présentant comme le Comité militaire pour la refondation (CMR) avait diffusé un communiqué sur la télévision nationale annonçant la prise du pouvoir et la destitution du président Patrice Talon. L’homme se présentant comme le colonel Tigri Pascal, désigné président du CMR, a réapparu dans une vidéo diffusée par l’activiste Kemi Seba malgré des informations médiatiques faisant état d’arrestations de putschistes présumés.
Le Nigéria, principal contributeur présumé de cette force régionale en tant que puissance militaire de la sous-région, avait condamné dimanche dans les termes les plus fermes la tentative de prise de pouvoir par la force, qualifiant l’acte de « déstabilisation » représentant « une agression directe contre la démocratie, l’ordre constitutionnel et la volonté collective du peuple béninois ».
Cette crise intervient dans un contexte politique marqué par l’exclusion du principal parti d’opposition, Les Démocrates, de la présidentielle prévue en avril 2026, et alors que le pays fait face depuis plusieurs années à des attaques jihadistes dans le nord, dont la plus meurtrière, en avril 2025, a officiellement fait 54 morts parmi les forces armées.










