Les troupes de la force militaire conjointe se sont introduites dans les enclaves où sont basés les jihadistes sur le pourtour du lac Tchad. Selon le porte-parole de cette force multinationale, les militaires ont saisi des armes, de la nourriture et des drogues. Outre le matériel, une centaine de terroristes ont été neutralisés.
Des frappes aériennes ciblées ont également permis de neutraliser parmi lesquels au moins dix commandants de haut rang.
Cependant, rien ne filtre quant à la précision sur la période couverte par cette opération.
En plus, le site nigérian spécialisé Human Angle fais comprendre que l’État Islamique en Afrique de l’Ouest a lancé une campagne de recrutement parmi les pêcheurs du lac Tchad, dans le but de remplacer ses combattants tués par les bombardements de l’armée.
Bien avant cela, l’Iswap aurait accentué dernièrement sa politique de taxation des populations locales, forçant près de nombreux pêcheurs à fuir de nouveau le lac Tchad.
Selon ce média indépendant, les populations civiles sont particulièrement exposées lors des pilonnages aériens, même lorsque ceux-ci se font sur la base du renseignement.
Cette opération mixte arrive à point nommé dans une localité toujours en proie à la secte terroriste Boko Haram. En rappel, Cinq soldats tchadiens avaient été tués le 22 février dernier par ces jihadistes dans cette même région devenue ces dernières années un repère important des groupes Boko Haram et État islamique. L’annonce avait été faite par le président Mahamat Idriss Déby Itno.