Les échanges commerciaux entre le Brésil et les pays africains ont dépassé les 34 milliards de dollars américains en 2024, témoignant d’un rapprochement économique de plus en plus marqué. Pour les responsables politiques comme pour les milieux d’affaires, ce dynamisme constitue une base solide pour développer de nouveaux partenariats et diversifier les flux d’investissements.
Dans cette perspective, l’Afrique apparaît comme un partenaire stratégique pour Brasília. Le continent, engagé dans un vaste processus d’industrialisation et de transformation économique, offre un potentiel considérable, tandis que le Brésil met en avant son expérience dans le développement agricole, les énergies propres et la valorisation des ressources naturelles.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) renforce davantage l’attractivité du marché africain. Avec ses 54 pays membres, un marché de 1,3 milliard d’habitants et un produit intérieur brut cumulé estimé à 3 400 milliards de dollars américains, cet espace économique ouvre de nouvelles perspectives aux investisseurs brésiliens et consolide la place de l’Afrique parmi les destinations d’investissement les plus prometteuses.
Pour João Bosco Monte, fondateur et président de l’Institut Brésil-Afrique, les succès économiques du Brésil constituent une source d’inspiration pour le continent africain. Il souligne que le pays est passé, en l’espace de quatre décennies, du statut d’importateur de produits alimentaires à celui de grande puissance agricole mondiale, tout en développant des stratégies efficaces de valorisation de ses ressources minières.
Selon lui, cette expérience peut être adaptée aux réalités africaines. Il estime que le continent dispose des ressources nécessaires pour reproduire un modèle de développement fondé sur la transformation locale des matières premières, la création de valeur ajoutée et une meilleure redistribution des richesses au profit des populations.
L’agriculture demeure l’un des principaux axes de cette coopération. La Banque africaine de développement rappelle que l’Afrique concentre près de 60 % des terres arables non cultivées de la planète. En combinant ce potentiel avec l’expertise brésilienne en matière de recherche, d’innovation et de productivité agricole, les deux partenaires pourraient renforcer la sécurité alimentaire, développer les chaînes de valeur régionales et accroître les capacités de transformation des produits agricoles.
le rapprochement économique entre le Brésil et l’Afrique ouvre la voie à une coopération mutuellement bénéfique, fondée sur le partage d’expertise, l’investissement et l’innovation. En s’appuyant sur leurs atouts respectifs et sur les cadres d’intégration régionale existants, les deux partenaires disposent des moyens nécessaires pour bâtir une relation économique durable, créatrice de valeur, d’emplois et de prospérité pour leurs populations.







