Vingt-six ans après la dernière session, le Mali et le Maroc ont relancé leur Grande Commission mixte de coopération à Bamako, du 21 au 24 juillet 2026. Cette quatrième édition marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays, avec l’ambition de consolider un partenariat fondé sur la coopération politique, économique et technique. La rencontre a été coprésidée par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue marocain, Nasser Bourita.
Les travaux ont débuté par une réunion d’experts chargés d’évaluer l’état de la coopération bilatérale et de préparer les projets d’accords soumis à la session ministérielle. Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’éducation, la santé, les infrastructures, la formation professionnelle, les transports et les investissements. Les deux délégations ont affiché leur volonté de donner un nouvel élan à des relations historiques restées en veille pendant plus de deux décennies.
Au-delà du dialogue politique, cette commission mixte a mis l’accent sur le développement économique. Un premier Forum d’affaires Mali-Maroc, organisé en marge de la rencontre, a réuni des opérateurs économiques des deux pays afin d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat dans les secteurs productifs et commerciaux.
Les échanges ont débouché sur la signature de 21 accords et mémorandums d’entente couvrant plusieurs domaines stratégiques. Les deux gouvernements se sont également engagés à organiser une Semaine économique du Mali au Maroc en octobre 2026, avec pour objectif de promouvoir les investissements, d’intensifier les échanges commerciaux et de favoriser les contacts directs entre les entreprises maliennes et marocaines.
Sur le plan diplomatique, les ministres ont réaffirmé leur attachement à une coopération Sud-Sud fondée sur le respect mutuel, la solidarité et le développement partagé. Les deux parties souhaitent faire de cette commission un mécanisme permanent de suivi des engagements pris et un cadre privilégié pour approfondir leur partenariat dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et économiques.
Pour le Mali, cette relance s’inscrit dans une stratégie de diversification de ses partenariats internationaux. De son côté, le Maroc poursuit le renforcement de sa présence diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest et au Sahel, où il multiplie les initiatives de coopération et d’investissement. Cette dynamique conforte la place du Royaume comme un acteur de plus en plus influent dans la région.
Les responsables maliens et marocains ont enfin insisté sur la nécessité de transformer les engagements en réalisations concrètes. Le suivi des projets, le renforcement des échanges entre les administrations et la mobilisation du secteur privé figurent parmi les priorités retenues pour garantir l’efficacité des accords conclus lors de cette quatrième Commission mixte.
La tenue de cette 4e Grande Commission mixte symbolise ainsi la volonté commune de Bamako et de Rabat d’ouvrir un nouveau chapitre de leur coopération. Après vingt-six années d’interruption, les deux pays entendent bâtir un partenariat plus dynamique, capable de soutenir leur développement économique tout en contribuant à une meilleure intégration et à une coopération renforcée sur le continent Africain.






