L’Éthiopie a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son appareil de défense avec l’inauguration d’un laboratoire central de pointe au sein de l’Université de la défense. La cérémonie, organisée à Addis-Abeba le 26 juillet 2026, a réuni la ministre de la Défense, Aisha Mohammed, des responsables militaires, des diplomates ainsi que des représentants des Émirats arabes unis, partenaires du projet. Cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les capacités scientifiques, technologiques et de recherche du pays au service de la sécurité nationale.
Édifié sur une superficie d’environ 20 850 mètres carrés, le laboratoire a été construit avec le soutien du gouvernement des Émirats arabes unis dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays. Les autorités éthiopiennes le présentent comme un centre d’excellence destiné à rapprocher la recherche universitaire des besoins opérationnels des forces de défense, tout en encourageant l’innovation et le développement de solutions technologiques conçues localement.
Le complexe regroupe plusieurs laboratoires spécialisés couvrant des domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les systèmes électriques, l’automatisation, les télécommunications, l’impression 3D, l’usinage à commande numérique (CNC), le prototypage ainsi que la formation et la simulation en soins infirmiers. Ces installations permettront de former des spécialistes hautement qualifiés et de mener des recherches appliquées répondant aux nouveaux défis de la défense et de la sécurité.
Lors de l’inauguration, la ministre de la Défense, Aisha Mohammed, a souligné que cette réalisation marque une avancée importante pour l’enseignement supérieur militaire en Éthiopie. Selon elle, le laboratoire contribuera à transformer les connaissances en compétences, la recherche en innovation et les innovations en solutions concrètes au service de la défense nationale. Elle a également mis en avant le renforcement du partenariat stratégique entre Addis-Abeba et Abou Dhabi à travers ce projet.
Le président de l’Université de la défense, le brigadier-général Kebede Regassa, a pour sa part insisté sur la vocation nationale de cette infrastructure. Il a indiqué que le centre favorisera les collaborations entre les universités, les institutions publiques, les industries et les partenaires internationaux afin de développer des technologies locales, de renforcer les capacités nationales en matière de recherche et d’innovation et de réduire progressivement la dépendance aux solutions étrangères.
Le laboratoire se distingue également par son système énergétique autonome. Il est équipé de panneaux solaires, d’onduleurs, de batteries de stockage ainsi que d’un système de chauffage solaire de l’eau, garantissant la continuité des activités de recherche et de formation, même en cas de coupures d’électricité. Cette approche contribue à réduire les coûts d’exploitation tout en limitant l’empreinte environnementale de l’établissement.
À travers cette nouvelle infrastructure, l’Éthiopie renforce ses capacités nationales dans les domaines de la recherche militaire, de l’innovation technologique et de la formation spécialisée. Au-delà de son rôle au service des forces de défense, le laboratoire est appelé à soutenir le transfert de technologies, les services de conseil technique, les ateliers professionnels et les partenariats avec les secteurs universitaire et industriel, contribuant ainsi au développement scientifique, technologique et industriel du pays.






